‹ La famille Sirven; ou, Voltaire à Castres. Mélodrame en trois actesChapitre 3 sur 50 · NICOLAS · texte numérisé non relu

NICOLAS

OK! qiieiiquefois je n'en (prenons pas tant. Vous savez ben , M. Sirven, que vuu^ m'avez [la^e dix jours l m'n< di;rnier.

SIRVEN

Tiens, voilà ce qui le revienl.(// appelle,) Marguerite, Georges, Pierre, CiiuJme, tenez, teiicz.

Il les paje h mesure.

TOLS.

Merci , notre maître.

SIRVEN, se levant.

Ah! ça, maintenant, voyons : suivant l'usage. desi|;ncz-moi, là bien franchement, eeiui de vous qui, r-e mois ci , a mciité ie piix du travail • ce n'est pas chez nous (^oraue à ia ville, «lù les plus fainéants sont souvent les mieux récoiujiensé ... Au village, c'est le plus laborieux... Quel est-il ? je m'iii rapporte à vous.

TOUS

C'est Julien !

SIRVEN

Encore!.... il l'a déjà eu le mois dernier.,., c'est bien, mon garçon; depuis trois mois que lues dans ma ferm? , il faut convenir que lu le distingues ; continue, et lu ne t'en repen'iras pas. Je ne connais pas ta farnill» , parce que ehfz nous autres cultivateurs , on est toujours bien n» qu.nd on est honnête, bon et travailleur. Mais quels que soient tes païens , tu te conduis si bien que tu as toute mon estime , toute mon amitié, et je la donne diffiiileinenl ; (lie est aux braves gens, aux -cœurs francs el sincères, mais aux méchants, à ceux qui trompent .... jamais î

ADOLPHE, à pari.

A ceux qui trompent I

sjRVEN, prenant un petit sac.

Voilà le prix , Julien.

ADOLPHE

Gardez, M. S'rven , un jour nous compterons ensemble. Mais à pre'sent , je n'ai pas besum de cet argent,

SIRVEN

8oit, je te le conserv.-'rai. Brave guçon, chaque jour augmente mon ttradié ijoiir io\. {Adolphe lui bais^' la main. ) Comme tu es ému I..,.

ADOLPHE , baissant les ysux.

J'ai cru serrer la tnain d'un père.

siRVE?? , souriant Un pèrcî ( Plus bas.) Tu ne deraanHcr.is p.is ir.\eux7 ( ffaut ) At' ça , mes am,s, vous savez que y mane dem.i./ Thc.èse, la nl„s ieun^ demesfi.ks, au propr^caire delà u^etaine de l'Étang, à Jacquet tLC ce jïros iqoui c,,., vous amuse tant par ses naïvetcs. Ma famille et moi ' nous .rons ce son; couch. r à la ferme j vous, mes enfants, demain vo'l

Lrie 7;""'.'^' T^""'^ ' '^ "°^^' ^' nous passerons "ij" dans le. feLs dans les danses... Un père qui marie sa fille , et qui la mane bien, c'e>t un av.re qui assure Jon trésor, n'.st ce n.s ^e ui,

nr hrr et content de ma richesse. Aile/., mes amis ail z d nnin 7 L jnet.uede rÉ;an, , entend, z-vous ? et Urne je nV Ix'ps q e In bonheur vous fas.e tort, je paie les journées coLe si l'on ulvaillair

,, . TOUS

Merci , M. Sirven , merci.

Ils sortent gaîment. Adolphe reste.

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