SIRVEN, ADOLPHE
,. ?IRVElSf.
He bien, tu ne les suis pas , Julien ?
„. . ADOLPHE
&1 je TOUS gène, M. Sirven , je vai^...
, SIRVEN
Me gêner, toi, bon jeune homme.'... Ah î ça, mais qu'as-tu donc au lourd hu. ? tu n'es p«s ordinairement si triste, si rêveur
c- ., . , . ,. ADOLPHE, à part,
CI j osais lui dire...
SIRVEN
A quoi penses-tu , voyons ? Un ami a droit de tout savoir... parle.
ADOLPHE, embarrassé.
Je pense, M. Sirven, au bonheur de mademoiselle Thc.èse.
T, , , SIRVLN.
U ce bouheur-là l'attriste.
ADOLPHE
SIRTEJiT.
Ah ! c'e^t là ce qui te fait icver. . . j'eiitcnd..
n,j ., ADOLPHE.
^ il.baul va épouser celle qu'il aune, et tous ses vœ ;. seront salis-
srRVEN, souriant.
Toi , hi ne feras que voir celle que lu désires, et tes désirs font ton malbeur.
ADOLPllK.
M. Sirven...
SIRVEIT.
A'ions, al'ons , Julien, un peu plus de confiance. J'ai remarqué que Pau-inc, ma fille aînec, avait lait sur toi une vive impression...
JlDOLPHE.
Vous avez....
SIBVEN.
J'ai cru même m'apercevoir qn'd'e )c regardait parfois avec inte'rêt.
ADOLPHE, vivement.
Vous croyez, M. Sirven!
SIRVEN
Et cela ne m'étonne pas. Tu parais bien élevé pour un homme de ta profession.
ADOLPHE
Je n'étais pas né pour l'exercer, mn^s...
SIRVEN
Les malheurs de tes parents l'uut sans doute forcé d'embrasser cet
ëtat.. . n'en rougis pas, Julitn il *>t plus hùr et plus honorable de
compter sur son travail que sur la pitié des hoiriucs. Mdis écoute, tu as vu comme moi que Puul ne , aimable, douce et bonne, est d'une mélancolie continuelle j tout 1'. ffli^e, tout i'attnste, et cette disposition de.spi'it , qui m'a causé qiu Iquelois les |)lns vives iiiquicludcs, ne fait que s'accidîlre ch.ique jour. Ne* av<c une sauté t<ibL' et délicate , Pauline lut toujours l'objtt de la prédili ction de .sa mère; son éducation fut plus soignée que telle de sa >œur. Une 'êtc ardente, une imagination vive et 2)romple à s'ex.tliir, nu «-tpa. frappé par les d;ingers qui, souvent, raeuacèieift sa vie, ont cause cctie tri tesse qui lui tsl habitnille et que la peKe d'une miie chérie ti'a fat qu'aiigmeiiti r encore. « Je ne suis pas née poui êîre lu urtuse, s'tcrie-t-»lie, » lorsque de fâclieux souvcniis se retracent a ; ,i pensée, e' ctttc iilée ciuclif , que rien ne peut détruire , empoisonne les plus doux moments de sa vie. Dan^ cetir silnaiion affligeante, nn pèie peul-il se séparer de son enfant ? jeui-il céder à un autre le devoir sacré dt- lui piotliguer des consolations? Je sais que lu ferais tout ,ni monde pour la rendre heureuse; m;iis tes soins ne me dispensent pas de ceux 'jne je dois avoir. J'ai donc bien résolu de ne marier ma Pauline que lorsque |C n'aurai plus rien à craindre ni pour sou esprit ni pour son cœur... Si tu m'estimes comme homme, comme père, tu dois lii'approuver.
ADOLPHE, avec trouble.
Mais M. Sirven , si vous avez cru rcm;irquer que votre fille ait daigné jeter qiie'qu'S regards sur moi... le sentiment qu'elle éprouve ne peut-il ajouter encore à sa mélancolie ?... Si 1 incertitude d'une liaison qu'elle désire , pc'it-èire, éiait un nouvel aiirucnt à si douleur !,.. je crois {[uc le uiciilciir moyen d'adoucir ses souflVaaccs serait...
Voire mariage !
•XT I ADOLPHE ^vivement.
Vous le pensez comme moi ?
SIRVEW.
covZrceùVorlr:. -f "' '!;" ^'' ^'^^^- '^ ^'^''^''^ «"frefois... Un homme ncrel'n T"r'^ "" P^'^te fortune ; mais un méchant montrai; e,ef rn il f' f"^''''' ?""' "^^ '"''''• de finférêt que je
nue ie fais v-L/r ' '" '"' "'"''«^'''^ "<^ ^'"'" 'J™' «l'e fc'me, • t '•' j [Ji-iiier sans Je maudire encore '
Que dit-il? '"'^'''^^^^^àpan^a.ec 'effroi.
SIRVEiV.
dot qu' for e dt- onoa e^ r ''"' P'"''"''^ ' '^' '''' I^" ^°""^r ""<^ quelques années aue '2? ''?''"''' ''"'- '' "'^^' ^"'^» b«"' de
Impossible! ^°'"""-
/-j ■ . . . SIRVEW.
fera, coanaisioi ^^tSir^T''' ""^ f '^'-V"™» «"'-"S je revoir. '"'"''' " '''°'^»- '"' "-"«"r, mon garjoo , au
Il sort.