‹ La famille Sirven; ou, Voltaire à Castres. Mélodrame en trois actesChapitre 46 sur 50 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

VOLTAIRE , SIRVF.N , PAULINE, M. LASALLE, Mad. LASALLE , THÉRÈSE, THIBAUT, Domestiqués.

TOUS

La voilà !

PAULINE tombant aux pieds de Voltaire.

Ce sont eux.'... ils me pouisuivenl encore!... Sauvez-moil... sauvezmoi!

Rassurez- VOUS, mon enfant.

SIRVEN

Dans quel état horrible!

the'rèse.

Mon père, ne paraissez point à ses regards.

SIRVEN

Affreuse précaution !

voltaire l'aidant a se soulever, et lui avançant un siège, Pauline, calmez vos crnintes , vous ne courez aucun danger.

PAULINE

Je ne les vois plus... Ali! celte fois, du moins, tu es venu à mon secours!... Mais , l'autre jour, tout le monde m'avait abandonnée !

VOLX-HRE.

Éloignez-vous, Sirveu.

PAULINE réjléchissant. Sirven, dis-Ui!... Est-ce que tu le connais?... C'est mon père, mon bon père!...

SIRVEN à Lasalle.

Un moment encore , et je vous suis , Monsieur.

PAULINE

Hélas!... sa fille devait cire l'apjnu, la consolation de sa vieil'esse!... elle est perdue pour lui!... Omou père! pyrdoune-moi du moins les pleurs que je t'ai coûtés!

Elle se laisse tomber sur ses deux genoux. Foliaire fait signe à Sirven de se contenir.

PAULIKE.

Il ne m'entend pas!... 11 me repousse !,.. Infortune'e Pauline!... Elle cache sa figure dans ses mains, et verse des pleurs. VOLTAIRE , -parlant à Siiven.

Des larmes s'ëcliappent de ses yeiix... L'instant est favorable! Sortez, sortez tous... Sirvcn, sonj;e à ta promesse... Lasalle, pre'venez-moi aussitôt qu'Adolphe sera de retour, et veillez bien sur ce malheureux père^

SIRVEN

Mes enfans , il faut donc me séparer de vous!

THERESE

Mon père, songeons d'aboi-d a vous sauver.

sirvew.

Je m'éIoij;ne ; je vous olîéis, M. de Voltaire; veillez sur mes enfans , sur ma Pauline!

Parlez; je neveux que la rendre à votre amour.

Eassuré par celte promesse, Sirven s'éloigne avec courage. Lasalle et Thérèse le suivent. Pauline est toujours accablée. Dans ce moment^ Brémont et plusieurs cavaliers de maréchaussée descendent la coline au fond du théâtre; ils ne sont pas aperçus,

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