‹ La famille TachéChapitre 40 sur 69 · PASCHAL TACHE · texte numérisé non relu

PASCHAL TACHE

Né à Saint-Louis de Kamouraska le 3 juillet

Il hérita de la seigneurie de Kamouraska.

Il se fit recevoir notaire le 19 septembre 1809. (1)

M. Taché décéda à Saint- Louis de Kamouraska le 3 janvier 1833, et fut inhumé dans l'église paroissiale, sous le banc seigneurial.

"Une bonté de coeur peu commune, une disposition des plus entières à obliger tout le monde de son crédit, de ses services et de sa bourse, étaient ses penchants caractéristiques. Ses propensités à la bienfaisance respiraient d'ailleurs dans sa physionomie, empreinte de douceur et de bienveillance. La nature l'avait ainsi fait que ses propres contentements dépendaient en quelque sorte de ceux qu'il trouvait le moyen de procurer aux autres.

"M. Taché, de l'aveu de tous, était bon compagnon, rempli d'anecdotes de genre ; il savait plaire dans un cercle par la manière dont il les racontait. Sa mémoire à cet égard était une mosaïque toujours plei-

(i) Il pratiqua très peu. Son greffe déposé au bureau du protonotaire du district de Kamouraska ne contient que 214 pièces.

ne, d'où sortait à point nommé le trait ou le mot de circonstance.

"Il quitta ce monde sans avoir dépassé la période de l'âge mûr." (i)

Il avait épousé, à Québec, le 14 mai 18 10, Julie, fille de Jean-Baptiste Larue, arpenteur, et de Geneviève Clesse.

Elle décéda à Nicolet le 10 septembre 1852, et fut inhumée dans l'église de cette paroisse.

" Madame Taché, à titre d'usufruitière de la seigneurie de Kamouraska, sut accroître les ressources de sa maison par sa gestion habile en affaires et par une culture soignée de ses domaines. Les habitudes d'économie et d'ordre de cette femme d'élite facilitaient de sa part, loin d'y faire obstacle, les libéralités d'occasion et ses bons offices envers les malheureux. Des lettres que l'on a d'elle rendent un éloquent témoignage à sa générosité. Ses traits, calmes et d'une noble dignité, imposaient au premier abord. Ils reflétaient une sérénité d'âme qui devait être égale à sa piété. La religion, pour elle, était plus qu'un devoir, c'était une affaire de cœur. On la vit partout allier le caractère d'une grande dame à la simplicité des manières. (2)"

Enfants :

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