‹ La famille TachéChapitre 7 sur 69 · JEAN-BAPTISTE TACHÉ · texte numérisé non relu

JEAN-BAPTISTE TACHÉ

Né à Saint-Thomas dé Montmagny le 12 juin 1786. Le 26 août 181 1, il était admis à la profession du notariat.

(i) Mémoires, p. 538.

(2) Gazette de Québec, 10 août 1826.

^'" Le II avril 1820, il était élu député du comté de Cornwallis à 1? Chambre d'Assemblée du Bas-Canada. Il représenta ce comté jusqu'au 6 juillet 1824.

Dix ans plus tard, le 22 novembre 1834, les électeurs du comté de Rimouski l'envoyaient de nouveau siéger à la Chambre d'Assemblée. Cette fois il siégea jusqu'au 27 mars 1838.

Le 30 septembre 1839, M. Taché était appelé à faire partie du Conseil Spécial. Il ne pouvait résulter rien de bon pour les Canadiens-français des délibérations de ce corps public créé par un pouvoir aux abois. Aussi, M. Taché refusa d'en faire partie.

Le 9 juin 1841, il était fait con.seilîer législatif de la province du Canada.

Le ler janvier 1842, M. Taché recevait sa nomination de régistrateur du comté de Kamouraska. ^^

L'honorable M. Taché décéda à Saint-Louis de

Kamouraska le 24 août 1849, et fut inhumé dans le cimetière paroissial.

Bibaud dit de M. Taché :

" Komme sans fard, honnête et aimable, qui n'était de trop nulle part. " (i)

"Parmi les notaires de l'époque (1837-38), qui se firent remarquer par leur réservée et dont les conseils de modération ne furent pas écoutés, écrit l'historien du notariat au Canada, nous devons citer particulièrement les honorables Barthélemi Joliette, Joseph- Edouard Faribault, Louis Panet et Jean-Baptiste Taché. Ces hommes, qui appartenaient tous à d'anciennes et illustres familles du pays et qui jouissaient d'un caractère irréprochable, crurent mieux servir la cause de

( I ) Dictionnaire historique des honnnes illustres du Canada et de V Amérique, p. 312.

leur patri||et leur nationalité en prêtant leurs noms et leur presBe au parti de la paix et de la concorde." (i) M. F.wl^. Derome, qui avait eu l'occasion d'apprécier les hautes qualités de M. Taché, lui rend le bel hommage qui suit :

■ '* M. Taché se forma presque de lui-même et devint, à proprement parler, le fils de ses œuvres. Homme droit par excellence, il semblait qu'il y eut en lui comme un sentiment inné de l'honneur. Il en était même jaloux au point d'en faire la règle absolue de ses rapports sociaux et de sa conduite journalière ; aussi, la malhonnêteté sans excuse, la bassesse réfléchie pouvaient-elles exhaler sa colère jusqu'au paroxysme. M. Taché ne fut pas seulement le protecteur de quelques membres intéressants de sa famille ; il donna à d'autres des marques nombreuses d'une générosité qu'il exerçait de la manière la plus noble, et, à cet égard, il est vrai de dire que toujours la main gauche ignorait ce que faisait la main droite. Il avait beaucoup de lecture, et ses études particulières suppléèrent à celles du collège . Il était de plus homme de loi capable. Des consultations importantes qu'il donna lui méritèrent considération dans le barreau de Québec. Il fit preuve d'une modestie rare, accompagné d'une défiance excessive de lui-même. On sait qu'il était le frère de sir Etienne-Paschal Taché. Peut-être eut-il partagé la fortune politique de son frère, si la parité du mérite seule décidait de la position des hommes ; mais il lui manqua d'être orateur. Tous deux fournirent honorablement la carrière, et tous deux avaient eu le même point de départ. " (2)

(i) J.-Rdmond Roy, Histoire du notariat au Canada, troisième volume, p. 18.

(2) F. -M. Derome, Le Foyer canadien, tome IV, p. 430.

L'honorable M. Taché avait épousé, à Québec, le 12 mars 1823, Charlotte Mure, veuve de François Pinguet, et fille de l'honorable John Mure, membre du Conseil Législatif du Bas-Canada.

Madame Taché mourut à Saint-Paschal le 10 juillet 1857 d'une attaque de paralysie, et fut inhumée dans le cimetière de Saint-Louis de Kamouraska.

Ils avaient eu trois enfants :

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