‹ La famille Tarieu de LanaudièreChapitre 12 sur 17 · RICHARD TESTU DE LA RICHARDIERE · texte numérisé non relu

RICHARD TESTU DE LA RICHARDIERE

Richard Testu de la Richardière fut un des rares Canadiens, qui, sous le régime français, parvinrent à une position un peu importante dans le service de la colonie. Et c'est peut-être pour cette raison que plusieurs de nos historiens ont cru qu'il était d'origine française.

Richard Testu de la Richardière naquit à L'Ange-Gardien, près de Québec, le 15 avril 1681, du mariage de Pierre Testu dit du Tilly, marchand, et de Geneviève Rigault.

Il servit d'abord dans les troupes et reçut une blessure assez grave dans un engagement.

En 1722, M. Testu de la Richardière commandait la Suzanne. Les Frères Hospitaliers de Montréal obtenaient du Conseil de marine de faire passer au Canada des ouvriers sur ce vaisseau.

Le 19 février 1726, le Conseil de marine écrivait au gouverneur de Beauharnois, au sujet de la navigation du Saint-Laurent. Il serait nécessaire que, pour la sûreté de la navigation des vaisseaux du roi allant en Canada, il fut embarqué un officier à bord connaissant bien la navigation du Saint-Laurent. Autrefois le sieur de la Grange, de Rochefort, avait été nommé capitaine de flûte, en raison de ses connaissances sur cette navigation et il s'embarquait tous les ans sur les vaisseaux du roi. Le Conseil de marine priait M. de Beauharnois de s'informer des capacités du sieur Testu de la Richardière, canadien, qu'on proposait pour cet emploi.

Le 30 octobre de la même année, MM. de Beauharnois et Dupuy écrivaient au ministre de la marine et lui. suggéraient de nommer M.

Testu de la Richardière capitaine de port à Québec :

" Le S. Testu de la Richardière que vous avez chargé d'accompagner le vaisseau du Roy à cause de l'expérience et de la connaissance qu'il a de la rivière, souhaitte cette place et vous prie de la luy accorder.

" Le S. de la Richardière est du métier et est sur cela d'une capacité à n'y avoir pas par le païs deux voix sur son chapitre, il est propre à former des pilottes pour cette rivière où il y a une très grande nécessité d'en avoir à cause de la traverse, qu'il est de conséquence de bien connoistre.

"Il faudrait pour cela aller tous les printems sonder les bancs que les glaces en partant font changer de place, y mettre des bouées selon leur changement au nombre de quatre ou cinq avec des ancres d'une seule patte d'environ quatre cent à 450 pesant et autant de chaînes de 12 à 15 brasses proportionnées au poids des ancres.

" On éviterait par là les risques de toucher à la traverse, et sur les autres bancs qu'on ne connait pas assés, et après le départ des vaisseaux on ferait relever les ancres.

"On se servirait de cet officier pour mettre le cul de sac en état de recevoir le3 vaisseaux des particuliers, mêmes les vaisseaux du Roy s'il en était besoin. Plusieurs y ont couru risque cette année, et dans les années passées quelques uns y ont resté, il s'y trouve même quantité de roches que l'on pourrait ôter à marée basse.

" Le cul de sac est mal étably faute d'y avoir un quay avec des amares dont chaque habitant devrait estre obligé de faire la construction devant une partie au moins de son terrain qui peut-estre luy est concédé à ces conditions.

" On pourrait encore avec un bâtiment de 40 T. fait en goélette ou en brigantin l'envoyer sonder tout le reste de la rivière, surtout du costé

du sud qui n'a point esté travaillé sur la carte du S. de la Haye, au nord de laquelle tous les mouillages et dangers sont bien marqués et dont les pilottes font état.

" Le capitaine de port mettrait des balises sur les caps et les hauteurs qu'on pourrait abattre et supprimer dans les tems où l'on ne voudrait pas qu'on eu usast, il donnerait connaissance des ances, des havres, des bayes favorables et bons mouillages, et se mettrait au fait le long des costes et dans la profondeur des bayes et des rivières des bois de chesnes et de pin et des rivières propres à les tirer ayant luy-même une parfaite connaissance des bais de ce pays cy et tout le talent nécessaire pour l'arrimage des bois dans les navires.

" Quelques autres nous ont donné les placets que nous avons l'honneur de vous envoyer, pour la même place, mais nous ne les connaissons pas si particulièrement et leur capacité ne peut même entrer en concurrence avec celle du S. de la Richardière." (1)

Le 8 octobre 1727, MM. de Beauharnois et Dupuy écrivaient au ministre :

"Le sieur Testu de la Richardière a fait l'option de la place de capitaine de port et se destine à faire, dans ce port, son service avec une telle vigilance que les bâtiments y trouvent tout le secours convenable, soit pour se mettre en rade soit pour y être à l'abri des coups de vent qui pourraient les chasser à la côte.

" Il vous supplie, Monseigneur, par la considération que l'emploi de capitaine de port n'a presque point d'appointements, de lui continuer ceux de capitaine de flûte, jusqu'à ce que vous en ayez disposé autrement ; il se charge de con-

(1) Archives du Canada, Correspondance gé.nérale,vol.48.

duire le vaisseau du Roi jusqu'à la Traverse pour la lui faire faire.

" C'est vers ces endroits, Monseigneur, que seraient fort nécessaires des bouées, relevées à propos, pour que la facilité qu'elles nous procureraient ne tournassent point à notre désavantage.

" Il propose pour cela une dépense qui consistera dans la construction d'une chaloupe qui servirait aussi à aller audevant du vaisseau du Roi et autres bâtiments en danger dans la rivière avec trois ou quatre ancres d'une seule patte du poids de 600 1. avec chacune une chaîne proportionnée de grosseur et de douze ou quinze brasses de longueur ; il demande encore que, pour l'entretien de ces chaînes et bouées et de la chaloupe dont il se chargera il lui soit permis de prendre, par chaque bâtiment, au-devant duquel il ira, un écu par chaque pied que le bâtiment tirera d'eau, et pour tenir le port net et le Cul-de- Sac de Québec en état de recevoir les bâtiments qui viendront s'y échouer pour y avoir les radoubs nécessaires, de pouvoir se faire payer à proportion qui sont les douceurs accordées à l'Amérique et autres endroits aux capitaines de port." (1)

Le 4 mars 1727, le Conseil de marine informait le gouverneur de Beauharnois qu'il accordait passage au Canada au sieur Testu de la Richardière, capitaine de flûte. " Il lui est acordé congé d'un an, ayant perdu sa femme depuis son départ de Québec (Marie Hurault)."

L'année suivante, le Conseil de marine donnait enfin à M. Testu de la Richardière la charge de capitaine de port à Québec, vacante depuis la mort du sieur Prat. On lui accordait 500 livres d'émoluments au lieu de 150 qu'avait son prédécesseur.

(1) Archives du Canada, Correspondance générale.

Le 1er octobre 1728, MM. de Beauharnois et d'Aigremont écrivaient au ministre au sujet de M. Testu de la Richardière :

" L'ordre qui nous a esté adressé pour la place jle capitaine de port à Québec a été remis au S. Testu de la Richardière. Il a accepté avec plaisir la condition de conduire les vaisseaux de Sa Majesté jusqu'à la traverse pour la leur faire, sans aucune augmentation de dépense, et il luy rend de très humbles grâces des cinq cens livres d'appointement qu'elle a bien voulu luy accorder.

" Nous l'avons informé que Sa Majesté n'a point approuvé la proposition qui avait esté faitte de luy accorder un droit de 3 livres par pied tirant d'eau de chaque bâtiment marchand, mais que Sa Majesté trouverait bon qu'il tire des capitaines ou propriétaires des vaisseaux marchands qui voudront profiter de ses soins, la rétribution dont il conviendra avec eux de gré à gré, Sa Majesté luy déffendant d'en rien exiger autrement. Le S. de la Richardière nous a promis de se conformer à cette décision et nous y tiendrons la main." (1)

M. Testu de la Richardière rendit de grands services en 1729, lors du naufrage de l'Eléphant, vis-à-vis de l'île aux Grues. Le 28 mars 1730, le Conseil de marine priait MM. de Beauharnois et Hocquart de lui exprimer la satisfaction du roi pour avoir aidé d'une manière aussi efficace au sauvetage des effets du naufrage de l'Eléphant.

Le 4 avril 1730, le Conseil de marine priait MM. de Beauharnois et Hocquart d'envoyer M. Testu de la Richardière au Bic pour y attendre le vaisseau du roi, Le Héros, et le guider jusqu'à Québec afin de prévenir le malheur qui était arrivé, l'année précédente, à l'Eléphant.

Le 15 octobre 1730, MM. de Beauharnois et

(1) Correspondance générale, Canada, vol. 50, f. 57.

Hocquart rendaient le bon témoignage suivant de M. Testu de la Richardière :

" Le Sr. la Richardière, capitaine de port, depuis la réception de vos ordres, a cessé de prétendre aucune rétribution pour les soins qu'il se donne pour conduire les navires marchands dans cette rivière. Mr de L'Estenduère peut, Monseigneur, vous rendre comme nous tesmoignage de sa capacité, de son expérience et de l'attention particulière qu'il a eue à conduire le vaisseau du Roy en sûreté jusques dans cette rade. Nous ne cessons point, Monseigneur, de vous demander pour cet officier les appointements de capitaine de flûte que nous eûmes l'honneur de vous demander l'année dernière." (1)

Au mois de mai 1731, l'intendant Hocquart donnait l'ordre suivant à M. Testu de îa Richardière :

" Gilles Hocquart, etc.

" Il est ordonné au s. La Richardière, capitaine de port, de s'embarquer sur la goélette du roi le Thomas-Marie armée en ce port de cinq hommes d'équipage, y compris Pierre Dizet, pilote, et de parcourir la côte du nord et celle du sud de cette rivière, pour y observer les mouillages, sondes, et généralement faire toutes les remarques et observations qu'il estimera nécessaires, pour faire naviguer sûrement les vaisseaux du roi. Il en dressera son journal et en fera tenir un semblable par le sieur Dizet pour nous les représenter à son tour. Mandons. Fait à Québec, le vingt-deux mai 1741.

Hocquart." (2)

MM. de Beauharnois et Hocquart avaient tellement confiance en M. Testu de la Richardière

(1) Correspondance générale, vol. 52, c, 11, f. 50.

(2) Ordonnances des Intendants, vol. 19, f. 103.

que le 9 octobre 1731, ils proposaient au ministre de le nommer au commandement de la flûte qu'on construisait pour le compte du roi sur les chantiers de Québec :

" Nous prenons la liberté de vous proposer pour le commandement de la flûte qui est en construction le Sr. La Richardière, capitaine de port ; vous connaissez, Monseigneur, ses talens et son expérience à la mer ; il sera en état de la conduite à Rochefort et à toute autre destination, si vous l'agréez. Nous vous supplions de nous le faire sçavoir l'année prochaine, afin que le Sr La Richardière puisse if arranger pour cela ; nous pourrions recevoir trop tard vos ordres en

" Nous estimons, Monseigneur, que vous ne voudrez pas mettre sur ce navire un fort étatmajor, et dans ce cas deux officiers du département de Rochefort suffiront avec le S. La Richardière, la dépense en sera beaucoup moins considérable." (1)

Quelques jours plus tard, le 15 octobre, MM. de Beauharnois et Hocquart écrivaient de nouveau au ministre :

" M. de la Richardière a parcouru le printemps dernier avec la goélette du Roy, la coste du nord de cette rivière, où il a fait toutes les observations nécessaires à la navigation sur les différents courants, sondes et mouillages dont il a fait un journal exact avec le nommé Diset qui est un des pilotes du vaisseau du Roy resté à Québec l'automne dernière et qui est remplacé cette année par le nommé Garnier autre pilote auquel nous ferons faire pareille course du costé du sud au printemps prochain avec le dit sieur de la Richardière. Vous avez eu agréable, Monseigneur, d'accorder à cet officier une gratification de 300 livres, trouvez bon que nous vous

(1) Correspondance générale, vol. 71, f. 20.

représentions que le voyage qu'il a fait cette année dans lequel il n'a vécu que de biscuit et de lard salle éqiûvaut à une campagne de 3 ou 4 mois et qu'il nous paraist qu'il est de votre justice de luy accorder une gratification plus considérable, son zèle et son attention pour le bien du service la luy font mériter, il est actuellement à bord du vaisseau du Roy, et le conduira jusqu'à l'isle aux Lièvres où l'isle verte. M. le comte des Gouttes doit vous rendre compte de son activité et de ses soins." (1)

En 1732, le Rubis fut destiné à faire le voyage du Canada. Le 4 mars, le Conseil de marine écrivait à MM. de Beauharnois et Hocquart que M. de l'Etanduère et le comte des Gouttes s'étaient si bien trouvés des secours que le sieur Tes tu de la Richardière leur avait donnés dans le fleuve Saint-Laurent qu'il convenait de l'envoyer de nouveau à l'île Verte pour y attendre le Rubis.

Cette même année 1732, le roi accorda une gratification de 500 livres à M. Testu de la Richardière, en récompense de ses services.

Cette gratification lui fut encore accordée l'année suivante.

En 1734, M. Testu de la Richardière pilote encore le Rubis.

Le président du Conseil de marine ordonnait à MM. de Beauharnois et Hocquart, le 20 avril 1734, de confier au sieur Testu de la Richardière l'exploration du Saint-Laurent, depuis le Cap Chat jusqu'à Gaspé, et, en remontant depuis les Sept-Iîes jusqu'à la Malbaie. Il devait aussi aller examiner le passage du détroit de Belle-Ile.

Les soins que M. Testu de la Richardière se donnaient pour la sûreté de la navigation lui valurent, en 1734, la continuation de la gratification de 500 livres.

(1) Correspondance générale, vol. 54, c. 11, f. 188.

En 1735 et 1736, M. Testu de la Richardière fut assez heureux pour recevoir encore 500 livres de gratification.

En 1737, les appointements de M. Testu de la Richardière furent portés à 1000 livres mais il ne devait plus recevoir de gratification.

Le 1er octobre 1737, MM. de Beauharnois et Hocquart écrivaient au ministre au sujet du sondage et du pilotage du fleuve fait par M. Testu de la Richardière :

M. de la Richardière, capitaine de port, a repassé dans la colonie sur le vaisseau du Roy et il l'a piloté depuis les Pellerins jusqu'à Québec sans aucun accident ; il doit l'aller reconduire à l'ordinaire.

" M. Duquesnel vous a informé, Mgr, de l'erreur qu'il a faite dans sa navigation, aux atterrages du Chapeau Rouge par les fausses sondes qu'il a trouvées. Nous estimons qu'il conviendrait que M. de la Richardière visitât l'année prochaine avec le pilote qui doit rester icy les côtes de Terreneuve, depuis le Cap Raze jusques au Cap de Rays, ainsy que les isies, bancs et battures qui s'y trouvent dont il dressera une carte et un journal.

" En 1739, il fera avec le même pilote une visite depuis le Cap de Rays jusqu'au port Achois. Le petit brigantin du Roy est absolument hors de service et M. Hocquart qui doit envoyer au printemps prochain des farines à l'Isle Royale prêtera comme il a fait en 1736 un bâtiment pour le transport de ces farines sous le commandement du Sr La Richardière, lequel après leur déchargement ira faire sa tournée le long des costes de Terreneuve dans le golfe et dans le fleuve. Cet arrangement coûtera beaucoup moins au Roy que s'il fallait faire un armement exprès pour cette destination.

" Le pilote qui doit hiverner cette année et la suivante est le nommé Pellegrin qui a déjà de

l'expérience dans la navigation de ce pays cy où il a fait trois voyages, et comme il est important de former un plus grand nombre de pilotes, nous avons cru qu'il estait du bien du service de retenir le fils du Sr Galocheau et de l'envoyer avec le Sr la Richardière. C'est un jeune homme âgé de 17 à 18 ans qui a déjà fait 4 ou 5 voyages avec son père, qui sçait bien le pilotage et qui a bonne volonté de s'instruire et devenir bon pratique. M. Hocquart le traitera comme le pilote.

"Le Sr La Richardière vous a proposé à ce qu'il nous a dit d'établir des bouées dans la traverse qui seraient posées au printemps et relevées l'automne. Il y avait longtemps que cet officier nous avait parlé d'ouvrir une avenue à travers le bois sur l'Isle aux Raux ; cette avenue a été faite à l'arrivée du vaisseau du Roy en présence du Sr La Richardière et des pilotes de Rochefort qui ont donné l'alignement. C'est un amets invariable pour passer la traverse aujourd'huy en gouvernant sur le milieu. Elle est de 100 pieds de largeur sur 1000 de longueur. Cela n'a presque rien coûté, M. Duquesnel ayant donné une vingtaine de matelots qui y ont travaillé avec 10 habitants gens de hache qui ont abbatu les bois, il reste encore deux amets à fixer le long de l'Isle d'Orléans. Le premier à la rivière Delphine et l'autre à la pointe St-Jean. Ces deux pointes ne pouvant estre bien distinguées que par un temps fort clair, parce qu'elles sont très basses, retardent souvent l'arrivée du vaisseau du Roy et des vaisseaux marchands. Il est question d'élever sur chacune des deux pointes un pan de mur ayant la face au N. 2 de 30 pieds de largeur et 25 à 80 pieds de hauteur sur 3 pieds d'épaisseur. Ces deux . pans de muraille un peu ouverts seront les amets qu'il faudra suivre pour éviter les battures. M. de La Richardière et les pilotes ont marqué les endroits où il faudra

bâtir ; il y aurait environ 50 toises quarées de maçonnerie à élever, lesquels à raison de 22 livres à cause de la sur-épaisseur feraient la somme de 1100 livres ce qui n'est pas un objet en égard aux avantages et à la sûreté de la navigation.

" L'entretien des bouées, orins, anchres ou picasses coûteraient par an environ 200 livres de sorte qu'il se trouve encore de l'économie à construire les pans de muraille proposés. Cependant, avant de le faire nous attendrons vos ordres que nous pourrons exécuter dès l'année prochaine si vous avez agréable de nous les envoyer de bonne heure par la voye de l'Isle Royale.

" L'objection qui se présente d'abord contre tous ces amets, est qu'en rendant la navigation facile et sûre aux bâtiments fiançais les ennemis en profiteraient s'ils voulaient faire quelqu'entreprises contre la colonie. Dans ce cas on les tromperait par de nouveaux amets à l'Isle aux Raux et on renverserait ceux qui seraient établis à l'Isle d'Orléans." (1)

Le ministre ayant approuvé les suggestions de MM. de Beauharnois et Hocquart, i'ordre suivant fut donné à M. Testu de la Richardière :

" Il est ordonné au S. de La Richardière, capitaine des brûlots de Sa Majesté et du port à Québec, de prendre le commandement du brigantin l'Hyrondeile et de partir incessamment de cette rade pour se rendre à la côte de Terre Neuve avec les jeunes pilotes Pellegrin et Galocheau, et là y faire toutes les observations et remarques nécessaires pour perfectionner la navigation du golfe de St-Laurent ainsi que celle

(1) Correspondance générale, Canada, vol. 67, p. 6.

du fleuve dans l'allée et le retour. Fait à Québee le premier mai 1738.

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