‹ La famille Tarieu de LanaudièreChapitre 11 sur 17 · NICOLAS-ANTOINE COULON DE VILLIERS · texte numérisé non relu

NICOLAS-ANTOINE COULON DE VILLIERS

Né à Verchères le 25 juin 1708, (2) il était fils de Nicolas-Antoine Coulon de Villiers, officier dans les troupes du détachement de la marine, et de Angélique Jarret de Verchères.

Vers 1725, M. de Villiers père était nommé commandant pour le roi au poste de la Rivière Saint-Joseph des Illinois. C'est là que le jeune Coulon fit ses premières armes.

En août 1730, MM. de Saint-Ange, de Noyelles et de Villiers attaquaient les Renards près du fort qu'ils s'étaient bâti près du Rocher, sur la rivière Saint- Joseph des Illinois. Après un siège de vingt-trois jours, ils réussirent à les écraser. La plupart de ces féroces Renards furent massacrés. C'est M. Coulon qui fut chargé d'aller porter la nouvelle de ce beau succès au gouverneur de Reauharnois.

Le 12 mars 1732, M. Coulon était fait enseigne en second.

M. Coulon prit une part active à la campagne de 1733, contre les Sakis. Le 16 septembre 1733, M. de Villiers père, devenu commandant du poste de la Baie des Puants, était tué dans une attaque contre les Sakis. M. Coulon remplaça son père au commandement du poste de la Baie des Puants.

Le 11 novembre 1733, MM. de Beauharnois et Hocquart informaient le ministre du coup des Sakis et lui demandaient de donner une lieutenance vacante à M. Coulon.

" Le sieur de Villiers, disaient-ils, qui s'est fort distingué, qui a eu son père et son frère tués et autre frère, cadet à l'aiguillette blessé, méri-

(1) Connu sous le nom de M. Coulon.

(2) Baptisé à Contrecœur le 26 août 1708.

terait la lieutenance vacante, la dernière affaire n'ayant roulé que sur lui." (1)

Le ministre accueillit favorablement cette demande et M. Coulon fut fait lieutenant le 20 mars 1734.

Le 30 octobre 1742, le gouverneur de Beauharnois demandait au ministre de donner une compagnie à M. Coulon. (2)

L'année suivante, le 20 octobre, M. de Beauharnois revenait à la charge auprès du ministre en faveur de M. Coulon. " Il est bon officier, disait-il, et très propre pour les négociations des pays d'en haut." (3)

En 1742 ou 1743, M. Coulon descendit des pays d'en haut. Il semble avoir vécu à Québec de 1743 à 1746.

Le 24 avril 1744, le ministre informait enfin M. Coulon que le roi lui accordait une compagnie.

En juin 1746, M. de Ramezay était chargé de conduire une importante expédition en Acadie. C'est M. Coulon qui fut le second en commandement du détachement.

En février 1747, M. Coulon commandait l'attaque contre les Anglais établis aux Mines. Elle réussit parfaitement, mais M. Coulon reçut au bras une blessure qui le força à retourner à Québec. Il ne devait jamais guérir de cette blessure.

A l'automne de 1747, il passait en France pour aller prendre les eaux à Barèges, station thermale des Pyrénées.

Le 3 novembre 1747, M. de la Galissonnière écrivait au ministre :

" J'ai l'honneur de vous représenter qu'il y a des officiers qui par leurs blessures ou par quelqu'autre action d'éclat méritent la croix de

(1) Archives du Canada, Correspondance générale,vol.59.

(2) Archives du Canada, Correspondance générale, vol.75.

(3) Archives du Canada, Correspondance générale,vol.79.

Saint-Louis, ou d'autres récompenses ou toutes les deux. Le sieur Coulon de Villiers est dans ce dernier cas ; le voyage qu'il est obligé de faire en France pour sa blessure dérangera entièrement sa fortune si vous n'avez la bonté de l'aider libéralement." (1)

La recommandation de M. de la Galissonnière fut écoutée par le ministre puisque, en février 1748, M. Coulon était nommé major des Trois-Rivières, en remplacement de M. de Rigaud promu lieutenant de roi à Québec. Le roi lui donna en même temps la croix de Saint- Louis.

Sur les entrefaites, la majorité de Québec étant devenue vacante par la promotion du chevalier de Longueuil à la lieutenance de roi, M. Coulon la demanda au ministre. Mais elle fut accordée à M. de Ramezay.

M. Coulon revint dans la Nouvelle-France dans l'été de 1749 et prit aussitôt possession de sa charge de major des Trois-Rivières.

Il ne devait pas la garder longtemps. Son bras qui n'avait pas guéri, le faisant horriblement souffrir, les chirurgiens décidèrent de le lui enlever. Il mourut peu après, à Montréal, le 3 avril 1750. M. Coulon n'était âgé que de 41 ans. (2)

(1) Archives du Canada,Correspondance générale, vol.87.

(2) Nous avons emprunté la plupart de nos renseignements sur M. Coulon à l'important ouvrage de Mgr Amédée Gosselin, Notes sur la famille Coulon de Villiers.

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