ACTE II, SCÈNE V
No vous dloimez pas... en ma noblo personne, Je représente ici tous mes nobles aïeux.
BOISJOLY, à part, admirant don José.
Quelle rare magnificence !
Dieu! qu’il est beau, qu’il est brillant I
GASTON, à part.
Que d’orgueil et de suffisance i HÉLÈNE, à paît.
Combien il me déplaît vraiment !
DON JOSÉ
A vos genoux, charmante fiancée,
Je viens échanger, en ce jour,
Mes hauts faits, ma gloire passés Contre un regard de votre amour De l’hymen en prenant le voile Qui vous rendra plus belle encor,
Vous serez la brillante étoile Du blason des d’Apuntador;
Ce blason que dore De nobles exploits ;
Où brillent encore Des princes, des rois ;
Où je puis inscrire Plus d’un paladin,
Où chacun admire Le Cid, mon cousin,
Et même mon cousin germain!,,.
Eh bien ! de ma race Vous serez la fleur,
Devant vous s’efface Toute sa grandeur.
LA FANCHONNETTB,
BOISJOLY.
Ah! quelle gloire... oh quel honneur I
DON JOSÉ
Ce blason que dore, etc., etc., etc.
BOISJOLY.
Tout h l’heare nous parlions de tous, mon beau neveu, et de votre illustre race...
DON JOSÉ, avec impatience.
Ma race, Boisjoly, elle se perd dans la nuit des temps...
A propos, mon beau neveu... M. le colonel... c’est-àdire Son Excellence le prince de Lislenay, veut nous quitter... Une soirée sans lui, ce serait comme un dîner sans dessert!...
DON JOSÉ, prenant Boiqioly par le bras.
Ah! fi ! Boisjoly, fi, quelle comparaison ! Et puis ce nom : mon beau neveu. . . ça ne se dit que dans la bourgeoisie... Appelez-moi tout bonnement monseigneur...
BOISJOLY.
Eh bien! monseigneur mon neveu... il faut retenir le prince à tout prix... (A part.] Un prince de plus dans un salon, ça fait bien... ça meuble...
DON JOSÉ, à Gaston,
Monsieur le colonel ne nous quittera pas ainsi... d’ailleurs, notre ambassadeur attend aujourd'hui même des renseignements que Monsieur le colonel m’avait prié d« prendre sur certaine parente à lui, qui habite la Havane.