AST0N
Sur ma tante... ma bonne tante!...
Don JOS&.
Précisément.
HÉLÈNE, à GattOD.
Voire providence?...
GASTON
Elle-même...
DON JOSÉ, continuant.
Et j’espère pouvoir les transmettre, ce soir, A Monsieur colonel...
GASTON
Grand merci. Monsieur le duc.
BOISJOLY, bas à don Jes4*
Et notre grande affaire?...
DON José, bas à Boisjolj.
Tout va bien!... on n’a aucun soupçon... comme Fies* (|uo, nous conspirons au milieu des fêtes ..
BOISJOLT, de même.
Je me fais l'effet d’un Catilina... d’un BrutusI...
DON JOSÉ, de même.
Brutus... pour réussir, feignait d’être imbécile...
BOISJOLT, de même, se rengorgeant.
Moi, je ne feins pas!... (A Gaston.) Ainsi, mon prince, vous nous restez?... C’est convenu...
GASTON
Eh bien! oui, Monsieur, Je reste ; car je désire avoir avec M. le duc d’Apuntador nn entretien particrflîer!,,.
72 la FANCIIONNETTE,
DON JOSÉ
A VOS ordres, colonel...
BOISJOLY.
Oh! pas en ce moment... il faut d’abord que mon beau neveu me fasse reconnaître par mes invités, car, tout à l’heure, en entrant ici, un gros monsieur couvert de cordons m'a pris pour mon maître d’hôtel et m’a demandé des sorbets... que diable, c’est désagréable!... je les paie, mais je ne les offre pas!...
G.\STO.N, riant.
C’est juste!...
UN VALET, annonrant dans la galerie au fond, où l’on voit défiler dilTérenls personnages.
M. le ducdeVilleroyl... M. le marquis d’Escarsl... Son Excellence l’ambassadeur d’Espagne!...
BOISJOLY, se frottant les mains.
Des ducs, des comtes, des excellences chez moi!... quel honneur!...
LF, VALET, annonrant.
M. Godard, syndic des fourreurs... M. Létourneau, fermier des gabelles... M. Poupinard, procureur... M. Guilledoux, maître-huissier...
DON JOSÉ
Ate! aie!... qu’est-ce que c’est que tout cela?
IIÉLÉNE.
Des parents... de vieux amis de mon oncle, qu’il n’a pu se dispenser d’inviter.
BOISJOLT.
Oui, noos n’avons pu nous dispenser...