C.VSDIDE
Il avait, disait-il, des ordres à donner... des arresta* tiens à faire...
BOISJOLY , â part.
Je vas me trouver mal !
DON JOSÉ , à demi-voix.
Silence I... taisez-vous donc !..
CANDIDE
Des étrangers... des Espagnols surtout... que Ton recherchait de tous côtés...
GASTON, s’approchant de don José,
Comme vous êtes pâle, don José!...
DON JOSÉ
Écoutez donc, Monsieur... des compatriotes, des amis peut-être I...
HÉLÈNE
Et mon oncle... il est tout blême !..
BOISJOLT.
Du tout... du tout, Mademoiselle, j’ai ma couleur ordinaire 1
Mais vous êtes tout tremblant...
BOISJOLT.
Je tremble... je tremble... je suis nerveux!., très nerveux, depuis quelque temps... voilà tout... j'ai besoin de prendre l’air... l’air pur des montagnes !.. et je vais accompagner don José dans un long voyage qu'il va faire 1
LA FANCHONNHTTE,
DON JOSK.
Un voyage diplomalique !..
GASTON, galmcnt.
Par exemple!., je m’y oppose... et mon mariage qui ne peut se faire sans vous !..
nÉLÈ.VE.
Non, mon oncle, non, vous ne partirez pas..,
BOISJOLY.
Je partirai, Mademoiselle... il le faut... la santé, la vie de votre oncle... (Touchant son cou.) Je me sens déjà là quelque chose...
CANDIDE
Qui vous étrangle?...
BOISJOLY.
C’est cela... c’est cela môme...
Bah! nous vous soignerons, nous vous guérirons... et j’espère bien que don José, qui a tant d’envie de connaître ma vieille tante, sera de la noce...
DON JOSÉ , très agile.
Impossible... colonel, impossible!... une affaire urgente... pressée...
CANDIDE
C’est ça, il faut de l’air aussi à Monseigneur.