ACTE III, SCÈNE V
Gaston.
Et pourquoi cela, s’il vous plaît?
DON JOSÉ
Parce que la veuve Mendoza n'est pas encore arrivée dans cet hôtel...
BOISJOLY.
Allons donc... après sa lettre...
Et l'excellent déjeuner qu'elle nous a fait servir!
DON JOSÉ
Les voisins de cette maison m’ont affirmé qu’ancnne chaise de poste n’y était entrée depuis hier!
CANDIDB.
Je te crois bien... madame Mendoza est installés ici depuis huit jours...
TOCS.
Depuis huit jours I...
GASTON, vivement. ,
AhI tout s’explique alors... la lettre, le brevet, venu^ si à propos...
DON JOSÉ
Et tu as vu la douairière?
CANDIDE
Comme je vous vois... je l’ai rencontrée dans ses jardins, où j’étais venu trouver un de mes parents, entré à son service!..
GASTON
Et tu lui as parlé?,.
m LA FANCHONNETTE,
C’est-à-dire, elle m’a parlé... car Je n’aurais jamais osé l’aborder... tandis quelle se promenait, péniblement appuyée sur sa canne à pomme d’or!., la canne surtout m’inspirait un réspect !..
DON JOSÉ
Et que t’ a-t-elle dit?
‘ CANDIDE
Voilà !.. elle venait de recevoir une lettre d’un de ses amis qu’elle avait fait prévenir de son retour : Monsieur l’abbé Dubois!
DON JOSÉ, regardant Boisjoly.
L’sdibé Dubois!
BOISJOLY.
Le confident du Régent !
CANDIDE
Et, comme la vénérable dame a la vue très basse, à ce qu'il parait, elle m’a prié de lui lire ce message...
DON JOSÉ
Et que disait-il?
CANDIDE, cherchant.
Attendez donc... ab!... Monsieur l’abbé s’excusait de ne pouvoir se rendre à l’invitation de madame Mendoza, . . . à cause d’un grand événement... une conspiration contre M. le Régent... qui venait d’être découverte...
DON JOSÉ et BOISJOLY , à part.
O ciell