SCÈNE VU
GASTON, puis MENDOZA, Valbts.
(Une musique douce et mélodieuse commence et continue pendant ce qui suit.)
GASTON
Elle va venir!... je vais la voir, enfin, cette noble femme, qui fut l’ange protecteur de ma destinée ! Ah I jamais amant attendant sa maîtresse ne fut plus ému, plus troublé que moi I
(Les portes du fond s’ourrent à deux battants, et l’on voit entrer Mme Mendoza, appuyée sur deux grands laquais, et suivie de deux autres.)
GASTON
C’est elle I
(Mme Mendoza est très vieille et très voétée. — Sa mise est d'une grande recherche, et porte le cachet de l’élégance d’une femme comme il faut, très âgée. — De beaux cheveux blancs encadrent »>n visage, presque entièrement caché sous ses coiffes de dentelles noires et blanches. — Les laquais la conduisent è un grand fauteuil, où elle s’affaisse en s’asseyant. — Les valets se retirent. — La musique cesse A l’orchestre.)
GASTON, la regardant avec intérêt.
Pauvre chère tante! comme elle est vieille!
M“« Mendoza.
Êtes-vous là, mon beau neveu?...
GASTON, s’approchant.
Oui, chère tante, auprès de vous!... et si heureux de VOUS connaître enfin !...