WM
OTRE intention était de faire précéder d'un travail historique aussi complet que possible la « restitution » ou i( traduction en vers modernes » de la Farce de Pathelin, que vient de jouer la Comédie-Française^ et que nous publions ici.
Nous y avons renoncé pour plusieurs raisons, dont les principales sont le manque d'espace et le manque de temps.
Le succès de la représentation a été incontes-table; il est de notre devoir de prouver qu'il n'a pas été surpris, en nous hâtant de donner au public les moyens de juger que la pièce applaudie
vai PRÉFACE.
par lui est bien celle du XV siècle, et qae notre seule tâche a été de la « restituer ».
Or il rCy a qu*une prompte publication, faite, comme Vest celle-ci, avec les deux textes en r^gard, qui puisse lui donner ce moyen de conirôle immédiat.
Nous avons par conséquent tout sacrifié à V exigence d'une publicité sans ajournement possible, à la promptitude de mise au jour.
Notre travail ici n'est pas d'érudition, mais de littérature, il ne faut donc que quelques explica-tions historiques.
Plusieurs bons juges qui ont entendu notre Prologue nous assurent qu'il y suffit, et $éus les en croyons.
Il s'esta nous dit-on, fort bien fait comprendre, mais certainement la verve de M^^^ Marie Rayer, qui joue la Farce avec tant d^esprit et d'éclat, en compagnie deMii^Lloyd, la Comédie, qui lui donne la réplique si bien et de si haut, doit y être pour beaucoup.
L'étude érudite que comporte le Patbelin ne.
pouvait être qu'ailleurs, aussi est-ce ailleurs que nous l'avons mise. Au même moment où ^raU tra ce petit volume^ nous en publierons un autre^ bien plus considérable, le Théâtre français