‹ La farce de maître Pathelin: mise en trois actes, avec traduction en vers modernes vis-à-vis duChapitre 61 sur 81 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LE DkAPlER, LE B'È'àGER.

LE DRAPIER

On me repaît de tromperie Partout; même à la bergerie, Chacun m'emporte mon avoir, Et prend ce qu'il en peut vouloir.

Je suis roi de la maie chance.

Jusqu'à mon berger, sotte engeance, A qui j'ai toujours fait du bien, Qui me joue, oh ! mais non pour rien.

Je veux tantôt qu'il en pâtisse, Je le fais venir en justice»

THIBAULT AiGNELET, berger.

Hé ! bon vêpre, mon seigneur doux.

124 ACÏB îllf*

HaUiÉ^^ là, ïrtbrtfWrttoux./ ^ . :: lA Quel bon vaTlH'lMait'à(\uoffairil ' •

Le Bergier.

Mais qu'il ne vous vueille dêsphiire; ' - Ne sçay quel vestu de royé.

Mon bon seigneur, tout desvoyiy Qui tenait ung fouet sans c&rdty M*a dict. . . Mais je ne me retorde.

Point bien, auvray, ce que peut estre.

Il m'a parlé de vous, monmaistre, :

Et ne sçay quelle ajourneriez Quant à moy, par saincte Mariei ' Je n'y entends ne gros, ne gfésle, - Il m'a brouillé de pesle mesle, De brebis et de relevée , Et m'a faict une grant Upée De vous, mon maistre, debouchieri.,

' Le Drappi^r,

Se je ne te fais emboucher ' ' ^ , Tout maintenant devant le juge, < Je prie à Dieu que k 'deUige '• Courre' sur moy et Ik ièmp9sle4 ' Jamaîrtu ffassomm&ràrbi^y^ î^'"* Par métfoyi f^fil M M swUHHfki^^

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