PATHELIN, LE DRAPIER, LE BERGER
LE DRAPIER«-
Ah!
Maintenant, beau larron^ (lis : ça^ Vas-lu point me payer?
PATHEUN.
Quoî?qu'est-<e?
Nouvelle folie, autre pièce î Dites pour, qui vous me prenez.
LE DRAPUCR,-^
Oui-da !
Non, beau sire, tenez, Je vais le dire, sans attendre, Moi, pour qui vous me voulez prendre :
N*est-ce point pour écervelé?
Tel sot n'a pas, comme je Pai, Ridé le front, chauve la tête.-
i84 ACTE III.
LeDrappîer.
Me vauleZ'Voiis tenir pour beste?
Cestes'vous en propre personne^ Vous de vous : yostre voix le sonne, Et ne le croy point aultrement.
Pathelin. .
Moy de moy ! Non suis, vrayement, Ostez-en vostre opinion.
Seroit'Ce point Jean de Noyùn ?
// me ressemble de corsaige.
Le Drappier.
Hé dea I il n'a pas le visaige Ainsy potatif, ne si fade.
Ne vous laissay^-je pas malade Orains dedans vostre maison ?
Pathelin.
Ha ! que vecy bonne raison !
Malade ! Et quelle maladie ?
Confessez vostre conardie :
Maintenant elle est bien clere.
Le Drappier.
C estes vous 1 je regnié sainct Pierre l ^ Vous y sans aultre, je le sçay bien Pour toutvray! • '