Petrucius stÔsst Dromo und spricht
Du narr, gib end! lass mich verstan!
Ich muss ietzt zu deni rechten gan,
Dromo : Blee.
Petrucius : Ich hait dich fur ein argen lecker, Ich wolty du legest in dem Necker, Du undankbarer, grober bûffel, Du unverstandtner filtz und schlûffel^ Weil ich von dir nit bringen kon Mein wol-verdieneten liedlon , Nemlichen die zwen gûlden noch.
Wiltu mirs geben? sag mirs doch! *
Dromo : Blee.
Petrucius : Siclist dus, du schalck ? ich sag dirs zu, Ich tvil nit haben rast noch rhu, Biss ich das geltlich von dir bring Und dich noch mit dem hencker zwing.
Wii ietzt nit weiter mit dir balgen Heb dich zum teuffel an den gaîgen.
propre fonds. Dans Reuchlin, elle est manifeste-» ment sabrée. Ainsi, Henno revient de la ville dans im état de surexcitation extrême contre Dromo. Néanmoins, sur Tavis de Greta, il consent aussitôt à rendre à Dromo ses bonnes grâces , et il lui promet sa fille en mariage, s'il raconte l'origine de la querelle. Le valet le fait. Henno, après quelques observations de Greta tout à l'éloge de Dromo, demande à Abra si le valet lui plaît. Elle répond « oui » [placet], et il en résulte l'union des deux jeunes gens. Quant à la manière dont le poète nurember- ^eois a élargi le cadre de ce dessin à peine esquissé, rien de plus charmant. Les éclats de colère de Henno à son retour chez lui en fournissent d'abord la preuve :
« Je suis aussi en colère qu'un mouton S pozcr « être ainsi moqué et puni tout ensemble ^. »
Le calme lui revient peu à peu aux paroles d'Eisa et de Greta, et il donne enfin son consentement -conditionnel à la réconciliation avec Dromo :
« Oui, s*il veut me servir avec fidélité comme auparavant, alors fais-le venir ^ »
1. Allusion probable au dicton populaire « Cest la colère du mouton! » — Colère d'autant plus forte, qu'elle a été très lente à se déclarer. [Note du Traducteur.]
2. Ich bin so zornig als ein schaf, Das ich verspottet werd mit straf,
3. Ja, wil m,ir trewlich dienen er Wie ror, so heiss ihn kommen her,
Le valet paraît, raconte par le menu l'histoire de sa fourberie et demande encore une fois la main d'Abra, qui lui a déjà été promise précédemment. Eisa et Greta lui prêtent leur appui, et Greta fait ressortir à nos yeux les qualités qui Tavantagent particulièrement.
Greta, la voisine, dit :
« Henno, je Ven prie, domine, toi aussi, sans tar- « der, ion consentement à la chose. Quoiqu'il ne « travaille presque pas volontiers, il aide pourtant « à vider de grands plats. Pour la boisson, tu n'as « pas non plus à le blâmer. Quand à dormir, il le « peut douze heures sa)is manger \ »
Le paysan demande alors aux deux jeunes gens s'ils se plairaient l'un à l'autre. Ils répondent affirmativement et décrivent leur amour en traits énergiques, parfois même trop crus.
Henno, le paysan, dit :
« En vérité^ c'est par trop fort 1 II faut pourtant <(. que je l'interroge à part : voyons, as-tu aussi des vues sur ma fille ? »