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INTRODUCTION

La Farce de V Avocat Patelin a déjà été Tobjet de différentes études littéraires, grammaticales et métriques *.

Dans l'ouvrage qui nous intéresse , ce sont surtout les imitations en Allemagne et en France qui ont été examinées. L'auteur, M. K. Schaum- BURG , s'attache au résultat des recherches de M. Parmentier, dont il ne cite pourtant le travail que d'après le compte rendu paru dans la Revue critique (1884, U, p. 147). Ce travail lui-même*,

1. Lange (Charles), Die Farce von Pierre Patelin (Dissertation). Rostock, Berlin, 1871 (Otto Francke), 60 pages. — Di- CKMANN (M. P.), Patelin (cf. Schaumburg, p. 1 [ici, p. v], et à ce propos Archiv. de Herrig, vol. LIV, p. 432). — SoHiEFFER (L.), La farce du [sic] niaistre Patelin. Darmstadt, 1877. Progr. de l'École « réale ». — Vogt (Albert), La farce de Vavocat Pathelin. Contribution à l'étude de la Métrique française. Fellin, 1881. Progr. du Gymnase (Cf. à ce propos Gallia, vol. I, p. 36). — STiEHLE (Guillaume), La Farce de Pathelin in litterarischer, grammatischer u/nd sprachlicher Hinsicht [La F. de F, au point de vue littéraire, grammatical et linguistique]. Marbourg, 1862 (dissertation).

2. Parmentier (J.), op. cit. [aux Ouvrages consultés], ^nhlié à part comme Extrait des numéros d*avril et de mai [1884] du Bulletin mensuel de la Faculté des Lettres de Poitiers (36 pages).

M. ScHAUMBURG ne Ta vraisemblablement pas lu, car nous y trouvons des assertions qu'il n'était pas permis de passer sous silence dans Texamen critique du Henno de Reuchlin et du Jeu de nouvel an de Lucerne, M. Parmentier, dans sa dissertation de trente-six pages, a donné (p. 7-25) la première traduction française du Henno àe Reuchlin. Quant aux deux morceaux de littérature italienne cités par M. Schaumburg*, il ne s'y trouve que d'imperceptibles ressemblances avec le Patelifi, et ils ne sauraient affaiblir cette affirmation de Grimm'^ et de Parmentier ^ qu'une comédie ita-

1. ScHAUMBURO, op. cit. p. 4-7 [ici, p. 6-12]; citation dans Génin, p. 71. D'après Delandine {op. cit. p. 234), une imitation plus étendue du Patelin doit se trouver « dans le Ville conte de « la première Journée du Parahosco. »

2. Grimm (Hermann), Essays. Hanovre, 1859. Rûmpler. Deutsches Theater im 16. Jahrhundert [Théâtre allemand au xvi« siècle], p. 119-133.

3. Parmentier, op. cit., -p. 7-25. — Page 7, Parmentier cite aussi l'affirmation de Gottsched (dans sa « Provision nécessaire... » Nôt[h]iger Vorrat[h], !• partie, p. 146) : « Sans ma « curiosité, s'écrie [Gottsched] avec satisfaction, [le Henno'] « aurait passé aux mains d'un épicier ; la postérité devr^ à mes « modestes services un chef-d'œuvre de Reuchlin , qui autre- « meut aurait peut-être été perdu pour toujours. » Et Parmentier continue : « Il arrive ici au bon Gottsched ce qui arrive « à plus d'un de nos découvreurs de curiosités : le Henno n'était « pas perdu, puisque, entre autres éditions, il en existait une de « 1503, que Flœgel déclare avoir possédée lui-même en 1787 « [Histoire de la Littérature comique, t. V, p. 294). » — Mais Parmentier n'a pas observé que Gottsched lui-même, dans son Introduction à la Nôt[h]iger Vot^ratlh], II« partie, dit : « A la « page 146 [de la !• partie], je me suis vanté d'avoir sauvé de « l'oubli une pièce de Reuchlin. Cette pièce même se trouve plus

lienne « à masque » [Maskenkomodie] sert de base au Patelin et au Henno, Parmentier croit devoir s'appuyer avec Grimm sur Goldoni, qui déclare {op. cit. p. 192) posséder un manuscrit relié en parchemin, contenant 120 canevas de la €ommedia dell'arte du xv" siècle. Dans une de ces esquisses on devrait donc trouver la source du Patelin, du Henno et de la pièce de Lucerne. Mais voici €e que nous apprenons par L. Riccoboni *, qui possédait aussi im manuscrit de cette sorte, et plus ancien : « On ne peut pas être renseigné (par ces canevas)^ vu que chaque scène ne contient pas plus de trois ou quatre mots. » Si le Patelin original eût été toujours représenté suivant la fantaisie des acteurs du moment, ce qui

«ùt été nécessairement le cas pour ces pièces de la com?nedia dell'arte, il est invraisemblable que ses remaniements offrissent, dans les paroles et dans les scènes , de si grands rapports entre eux.

4c d'une fois dans la bibliothèque de Zwickau, etc. » Editions du Henno de Reuchlin publiées de 1497 à 1516 : 12 [Cependant Gottsched, à Tendroit cité , n'en énumère que huit, entre 1498 et 1540! — Note du Traducteur]. — Schnurrer (Chr. Fr.), op. cit.^ p. 50.

1. L. Riccoboni, op. y cit. I, p. 31. — Un abrégé en est donné par Lessing, Thealralische Bihliotheky vol. I (Berlin, 1874), p. 139.

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