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2. On sait que la commedia deîVarte, dont l'origine remonte peut-être jusqu'aux Atellanes romaines, se jouait aW iniproviso, en improvisant, d'inspiration (de chic, diraient nos artistes), sur un simple canevas que devaient remplir des personnages traditionnels, comme Pantalon, le Docteur, le Capitan, le Valet, Zerbinette, etc. On lui opposait la commedia sostenuta ou erudita, imitée des poètes classiques ou composée selon les règles d'Aristote. [Note du Traducteur.]
« il n'en aurait point fait une pauvre comédie « qu'il appelle lui même un jeu de vieille femme> « ludum anilem. Il a dû tirer son sujet d'une co- « médie italienne, une com[m\edia deW arte au- « jourd'hui perdue *. »
Avant d'aborder l'examen spécial de chaque comédie nous voulons consacrer à cette dernière assertion une remarque d'ordre général, dont les conséquences pourraient surtout servir à la critique de r opinion de Grimm.
Reuchlin a été deux fois en Italie : en 1482, à la suite du duc Eberhard de Wtirttemberg, et en 1490, probablement pour accompagner le jeune Louis, fils naturel du vieux duc^.
Il serait donc bien possible qu'il eût vu là une commedia delV arte traitant le sujet de la Farce de Patelin, et qu'il eût été amené par là même à composer son Henno. Et, en effet, la question de son second séjour pourrait vraisemblablement être posée à ce propos, puisque la dite comédie a été représentée pour la première fois le 31 janvier 1497, à Heidelberg, par des élèves de Reuchlin, en présence de Tévêque de Worms,
1. Le Henno de Reuchlin et la Farce de Maître Pierre Pathelin (Paris, Leroux, 1884), p. 36. [Note du Traducteur]. Cf. Revue critique, 1884, II, p. 147.