HEURES
de détermination.
RESPIRATIONS par minute.
POULS par minute.
9 heures
12 h. 1/2 à 1 h. ( déjeuner ) .
1 heure
On voit que la respiration varie dans le même sens que le pouls.
Après les repas, la respiration s’accélère un peu. Une augmentation de la température externe diminue le nombre de respirations ; ainsi par exemple Yierordt a observé pour une température de 8°, 12,2 respirations par minute, et pour une température de 19° dans les mêmes conditions, 11,5 respirations.
Enfin, pendant le sommeil, la respiration devient plus lente , elle diminue chez l’adulte d’environ un quart.
Pour avoir un terme de comparaison permettant d’apprécier les effets du travail intellectuel, rappelons quels sont ceux du travail physique sur la respiration. On sait qu’une course de vitesse, en même temps qu’elle produit une accélération du cœur, produit une précipitation énorme des mouvements respiratoires, qui constitue bientôt, si on continue à courir, un état très pénible d’essoufflement; et on est alors obligé de s’arrêter, non parce que les jambes sont fatiguées, mais parce que la respiration est à bout. De là cette expression pittoresque et très juste de Tissié : on marche avec ses jambes, on court avec ses poumons.
Ces effets sont connus ; ce qui Test beaucoup moins, ce sont les ralentissements de la respiration pendant des efforts physiques locaux et violents.
Nous avons dit plus haut qu’une personne qui fait un violent effort ralentit son cœur ; il en est de même pour la respiration. Seulement le ralentissement respiratoire est plus difficile à observer que le ralentissement du cœur, parce que chez beaucoup d’individus chaque effort musculaire s’accompagne d’une inspiration, et que si les efforts musculaires se répètent souvent, ils produisent indirectement une accélération de la respiration.
Le travail psychique ne produit pas, cela va sans dire, des effets aussi accentués que le travail physique. On n’a étudié jusqu’ici que deux formes du travail psychique : l’une consiste dans le calcul mental court, durant quelques minutes, l’autre est la fixation de l'attention sur un stimulus extérieur.
Le calcul mental produit une accélération de la respiration, il provoque environ deux à quatre respirations supplémentaires par minute. L’accélération la plus forte que nous ayons observée dans une série d’expériences a été de 4,5. On peut se rendre compte des résultats en jetant les yeux sur le tableau suivant; parmi les sujets ayant servi à nos expériences, il en est un qui est remarquable par la lenteur de ses mouvements respiratoires. Lorsque le calcul mental est terminé, la respiration reprend sa vitesse normale, parfois elle présente un léger ralentissement ; un ou deux actes respiratoires sont plus prolongés que les autres, et souvent le sujet fait une respiration profonde. Ce ralentissement respiratoire est à rapprocher du ralentissement du cœur, qui se manifeste aussi dans les mêmes conditions.
RESPIRATION 151
Influence du travail intellectuel court et intense sur le cœur et la respiration. (Les chiffres se rapportent à une minute.)
SUJETS
DURÉE
du
travail
intellect.