‹ La fatigue intellectuelleChapitre 44 sur 79 · ORDONNÉS · texte numérisé non relu

ORDONNÉS

suivant le temps nécessaire pour

atteindre le maximum de vitesse.

ORDONNÉS suivant le degré d’augmentation de la vitesse sous

l'influence de l’exercice.

ORDONNÉS suivant le degré de diminution de la vitesse sous

l’influence de la fatigue.

1° Mémoire des syl-

1° Ecriture.

1° Mémoire des syl-

labes.

labes.

2° Ecriture.

2° Lecture.

2° Mémoire des chiffres.

3° Lecture.

3° Mémoire des syllabes.

3° Additions.

4° Additions.

4° Acte de compter des lettres une à une.

4° Ecriture.

5° Acte de compter des lettres une à

5° Additions.

5° Acte de compter

des lettres trois par

une.

trois.

6° Acte de compter

6° Acte de compter

6° Acte de compter

des lettres trois par

des lettres trois par

des lettres une à

trois.

trois.

une.

7° Mémoire des chif-

7° Mémoire des chif-

7° Lecture.

fres.

fres .

Si on compare ces trois séries entre elles, on voit qu’elles se ressemblent beaucoup, et cette ressemblance est surtout marquée pour les deux premières colonnes. Exprimons ces résultats plus clairement : on voit que, pour les travaux dans lesquels le maximum de vi tesse est atteint rapidement, l’augmentation de la vitesse sous l’influence de l’exercice est faible, tandis que la diminution de la vitesse par suite de la fatigue est forte. On peut représenter graphiquement ce résultat. Portons en abscisses les durées en minutes et

VITESSE DU TR V AIL INTELLECTUEL

portons en ordonnées les quantités de travail. Nous supposons pour plus de clarté que la vitesse minimum au commencement est la vitesse de début ; prenons trois travaux

Fig. 7G. — Cette figure schématique indique la marche générale de la vitesse de travail pour trois travaux différents. On remarque que le maximum de vitesse est atteint le plus rapidement pour la mémoire des syllabes, puis pour les additions et en troisième lieu pour l’acte de compter des lettres 3 par 3. La diminution de la vitesse au bout de 120 minutes est le plus forte pour la mémoire des syllabes, puis pour les additions, et enfin le moins forte pour l’acte de compter des lettres. C'est, on le voit, le même ordre dans les deux cas.

intellectuels différents : la mémoire des syllabes, les additions et l’acte de compter des lettres trois par trois.

Nous commençons au meme point pour les trois travaux, et nous marquons le point de vitesse maximum et le degré de descente de cette vitesse par suite de la fatigue. En joignant ces points on obtient les trois courbes suivantes (fig. 76). On voit que pour la mémoire des syllabes le maximum est atteint après vingt-quatre minutes, pour les

additions ce maximum est atteint après vingt-huit minutes, enfin pour l’acte de compter des lettres il est atteint après cinquante-neuf minutes ; la place du maximum correspond à ces durées ; ainsi il est le plus bas pour la mémoire des syllabes et le plus haut pour l’acte de compter des lettres ; enfin la descente de la courbe est le plus forte pour la mémoire des syllabes et le plus faible pour l’acte de compter des lettres. Les lignes de descente pour les différents travaux ne sont pas parallèles entre elles, par conséquent le ralentissement de la vitesse de travail sous l’influence de la fatigue se fait le plus rapidement pour la mémoire des syllabes et le moins rapidement pour l’acte de compter des lettres.

Remarquons que de ces trois travaux intellectuels la mémoire des syllabes est le plus fatigant pour le sujet, l’acte de compter des lettres est le moins fatigant, tandis que les additions occupent le milieu. Les tracés précédents sont très caractéristiques et viennent en somme confirmer ce résultat donné par les remarques des sujets : le travail le plus fatigant augmente le moins en vitesse, le maximum est pour ce travail atteint plus vite que pour les autres travaux et sa vitesse diminue le plus sous l’influence de la fatigue ; le contraire a lieu pour le travail le plus facile, et enfin le travail de difficulté moyenne se trouve au milieu de ces deux extrêmes. Tel est le résultat général que nous apprend l’inspection des moyennes des tableaux précédents.

Examinons maintenant les différences individuelles, et à cette fin calculons la moyenne, pour chaque sujet, des résultats obtenus pour les sept travaux étudiés ; ces moyennes se trouvent indiquées dans les dernières colonnes des tableaux précédents (p. 243 et 244). Nous procéderons de la même manière que pour comparer les différents travaux intellectuels entre eux; nous ordonnerons d’une part les sujets dans l’ordre correspondant au degré d’augmentation de la vitesse par suite de l’exercice, en

VITESSE DU TRAVAIL INTELLECTUEL

commençant par le sujet pour lequel l'augmentation est lu plus forte; ce sujet est E. D., pour lequel l’augmentation moyenne est égale à 19. D’autre part, nous ordonnons les dix sujets suivant le degré de diminution de la vitesse par suite de la fatigue, et ici nous commencerons par le sujet pour lequel cette diminution est le plus faible (c’est W. , pour lequel la diminution de vitesse est égale à 7,8).

Enfin nous formons une troisième classification en ordonnant les sujets suivant le temps moyen nécessaire pour atteindre le maximum de vitesse ; ce temps moyen est calculé en se servant des chiffres du tableau de la page 240. Nous obtenons ainsi trois classifications que voici :

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