II. I
9° Fri. R.
9° Fri. R.
10° Fri. R.
En comparant ces trois classifications entre elles, on voit qu’elles se ressemblent beaucoup et cette ressemblance est surtout très nette pour les deux premières classifications. Ceci signifie que les sujets qui en travaillant atteignent rapidement le maximum de vitesse ont une faible augmentation de la vitesse par suite de l’exercice et une forte diminution de la vitesse sous l’influence de la fatigue. C’est en somme un résultat identique à celui que nous avons trouvé pour les ditférents travaux intellectuels pris isolément.
Oa peut, comme précédemment, représenter graphiquement ce résultat ; nous prendrons donc trois sujets, E. IX, H. et Fri. R., et nous construirons pour chaque sujet une
Fig. 77. — Cette figure schématique indique les différences individuelles dans la marche de la vitesse du travail. Le sujet E. D. atteint le maximum de vitesse le dernier, l’augmentation de la vitesse est chez lui le plus forte et la diminution de la vitesse à la fin est le plus faible. Le sujet Fri. R. atteint le maximum le premier, l’augmentation de la vitesse est le plus faible et la diminution de la vitesse au bout de 120 minutes est le plus forte.
courbe qui représente la manière dont ce sujet se comporte lorsqu’il travaille.
On voit que le premier sujet, E. IX, travaille pendant un temps assez long, égal en moyenne à soixante-quinze minutes, avec une vitesse croissante : l’augmentation par suite de l’exercice est chez lui plus considérable que chez les autres sujets ; après avoir dépassé le maximum, la vitesse diminue bien un peu, mais cette diminution est très faible.
VIT K SS K DU TRAVAIL INTELLECTUEL
Le dernier sujet, Fri. R., présente le contraire du précédent, il atteint vite (au bout de trente minutes) le maximum ; l'augmentation de vitesse par suite de l’exercice est chez lui faible, mais ensuite la vitesse diminue considérablement ; enfin le troisième sujet, IL, représente un type intermédiaire.
Ce sont des différences individuelles très caractéristiques qui doivent probablement retentir sur d’autres phénomènes. Ces expériences montrent assez nettement qu’il faut distinguer les différents individus suivant la manière dont ils se fatiguent et s’exercent ; les uns, comme on voit, acquièrent peu par l’exercice pendant le travail et se fatiguent beaucoup, les autres au contraire font des progrès considérables et se fatiguent plus lentement. Il serait intéressant de poursuivre ces recherches avec d’autres travaux intellectuels ; on arriverait peut-être à des résultats d’une importance pratique.
Nous avons vu au commencement de l’analyse du travail de QElirn que les différences individuelles pour la vitesse des différents travaux étaient très fortes; on se demande naturellement si les sujets qui exécutent plus rapidement que les autres un certain travail sont aussi en avance pour d’autres travaux intellectuels et si la vitesse est une qualité générale. Nous allons examiner cette question ; elle présente une grande importance, car elle se trouve en relation directe avec une question plus générale, celle des rapports qui existent chez un individu entre différentes fonctions psychiques.
Donnons dans le tableau suivant les rangs que chaque sujet occupe dans chaque travail intellectuel ; nous représenterons par 1 le sujet qui a fait le travail plus vite que tous les autres sujets, par 10 celui qui l’a fait le plus lentement de tous.
On voit par exemple que le sujet K est le sixième en vitesse pour l’acte de compter des lettres; il est le cinquième pour les additions et l’écriture, le sixième pour la
lecture, enfin le deuxième pour la mémoire des chiffres et des syllabes.
SUJETS
ORDRE DE CLASSEMENT DES SUJETS pour chacun des travaux suivants :