SÉRIES
NOMBRE
de chiffres calculés.
NOMBRE d'erreurs .
NOMBRE de corrections.
Garçons.
Filles.
Garçons .
Filles.
Garçons.
Filles.
MÉTHODE DES CALCULS
On voit que la vitesse des calculs augmente continuellement depuis le commencement jusqu’à la fin de l’heure ; l’augmentation relative la plus forte est au commencement de l’heure.
Les nombres de fautes et de corrections augmentent bien plus que la vitesse des calculs, il y a donc un effet très marqué produit par la fatigue intellectuelle. Ce sont en somme les memes résultats que ceux obtenus par Burgerstein, ils montrent que la méthode des calculs peut être employée à l’école pour déterminer le degré de fatigue intellectuelle.
NOMBRE de chiffres calculés.
NOMBRE d’erreurs .
RAPPORT du nombre d’erreurs au nombre de
chiffres
calculés.
NOMBRE d’élèves sans fautes'
Matin.
Avant les classes
Après 1 heure de classe . . .
— 2 heuresavec récréation
— 2 — sans récréation.
— 3 — avec deux ré-
créations . .
— 3 — avec une ré-
création. . .
— 3 — sansrécréation.
Après-midi.
Avant les classes
Après 1 heure de gymnastique.
— 2 heures de classes avec
récréation. .
— 2 — sans récréation .
Friedrich a fait des expériences avec la méthode des calculs dans les memes conditions qu’avec la méthode des dictées ; seulement les calculs, au lieu de durer trente minutes comme les dictées, ne prenaient que vingt minutes.
Les résultats obtenus ressemblent beaucoup à ceux obtenus par la méthode des dictées, c'est-à-dire les fautes sont d'autant plus nombreuse qu'il y a eu plus de travail intellectuel avant les calculs. L’influence de l'heure de gymnastique est tout aussi nette ici qu’elle l’était d’après la méthode précédente.
Nous présentons dans le tableau ci-dessus les résultats numériques ; ils sont relatifs à une classe de 51 élèves :
Fig. 90. — Expériences cle Friedrich par la méthode des calculs. En ordonnées sont portés les rapports du nombre d’erreurs au nombre de chiffres calculés.
Pour avoir un graphique comparable à celui que nous avons donné pour la méthode des dictées, nous avons porté en ordonnées les rapports du nombre d’erreurs au nombre de chiffres calculés.
Le graphique de la figure 90 ressemble beaucoup à celui que nous avons donné plus haut (fig. 88) ; on voit qu’il y a relativement plus de fautes commises après deux heures de classe qu’ après une heure, et plus lorsqu’il n’y a pas de récréation entre les classes que lorsqu’il yen a. L’après-midi, à 2 heures, après trois heures de repos, les élèves n’étaient pas arrivés au même état qu’avant les classes du matin.
MÉTHODE DES CALCULS
Enfin, si on examine le nombre d’élèves qui ont fait les calculs sans faute, on voit que ce nombre est le plus fort le matin avant les classes, et il diminue d’autant plus qu’il y a plus de travail intellectuel.
Un autre genre de calculs a été proposé en 1895 par Richter1, c’est de donner aux élèves des problèmes d’algèbre et de compter le nombre de fautes avant ou après les classes. L’auteur a fait lui-même un certain nombre d’expériences par cette méthode ; nous les rapportons ici. Les expériences ont été faites au lycée d’Iéna en 1894.
Première série. — Expériences faites le 3 septembre 1894, après la fin des vacances, dans la classe Untertertia , qui correspond environ à la troisième classe des lycées en France (âge moyen : treize à quatorze ans).
Le nombre d’élèves était de 21. Les expériences étaient faites avant la première leçon du matin, pendant 44 minutes. On donne aux élèves d’abord 10 problèmes d’algèbre, puis lorsqu’ils ont terminé on ramasse les copies et on donne 10 nouveaux problèmes, et ensuite encore 10 problèmes, ce qui fait en tout 30 problèmes.
Les problèmes étaient dans le genre de ceux-ci :
(1) 13a — 4b — (oc + 2a) — (6a — 4b) — 2c =
Les 10 premiers problèmes étaient terminés au bout de 17 minutes, deux élèves sur vingt et un n’ont pas tout fini. La deuxième série de 10 problèmes a été terminée après 13 minutes trois quarts, tous les élèves avaient fini.
La troisième série a été terminée en 13 minutes.
Par conséquent la vitesse des calculs a augmenté vers la fin de l’heure.
Les nombres de fautes commises étaient égaux à 19,7
' G- Richter. Unterricht und geistige Ermûdung. Halle, 1895.
p. 100 de calculs faits : ces 19,7 p. 100 se partagent entre les trois séries de la manière suivante :
Irc série 7,8 p. 100
IIe série 5,24 —
IIIe série 6,58 —
Le nombre de fautes a donc diminué dans la deuxième série et un peu augmenté dans la troisième série. Les chiffres varient si peu qu’on ne peut en tirer aucune conclusion.
Deuxième série. — Des expériences analogues aux précédentes ont été faites dans la môme classe le jour suivant, pendant la quatrième leçon du matin.
La vitesse des calculs est indiquée par le nombre de minutes au bout desquelles les calculs ont été terminés :
Irc série 13 minutes.
IIe série. 14 —
IIIe série 12 —
Les nombres de fautes sont les suivants :
Irc série 3,9 p. 100
IIe série 5,4 —
IIIe série 5,8 —
On voit que les fautes augmentent vers la fin de l’heure; il semble donc que les élèves ont été fatigués pendant cette deuxième série d’expériences.
Des résultats analogues ont été obtenus par cette même méthode dans une autre classe.
Le défaut que cette méthode de Richter a en commun avec celle des calculs arithmétiques est de faire une trop grande place à l’exercice qui est acquis au bout de quelque temps et qui peut facilement masquer les influences de la fatigue. On devrait chercher à faire les expériences avec
MÉTHODE DES CALCULS
(les méthodes dans lesquelles l’exercice n’aurait pas une influence aussi forte, par conséquent, en employant des exercices auxquels les élèves sont déjà habitués; cette condition est réalisée par la méthode des dictées.