‹ La fatigue intellectuelleChapitre 70 sur 79 · CLASSES · texte numérisé non relu

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Quarta lre division.

— 2e division.

Quinta lre division.

— 2° division.

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Les chiffres qui indiquent les nombres de syllabes remplies, c’est-à-dire qui indiquent la vitesse avec laquelle l’élève a fait le travail de combinaison, varient d’une manière bien irrégulière, suivant les textes employés ; il est difficile de tirer quelque résultat net de ces chiffres. L’auteur croit remarquer que dans les classes supérieures la quantité de lacunes remplies augmente vers la fin des classes, et dans les classes inférieures elle diminue ; c’est une conclusion qui ne ressort pas nettement des chiffres précédents, elle n’est nullement prouvée.

L’auteur conclut de ces résultats que les jeunes élèves se fatiguent bien plus vite que les élèves plus âgés ; cette

METHODE D EBBINGHAUS

conclusion est encore incertaine ; il est en effet difficile de supposer que le meme texte soit aussi facile à remplir pour les élèves de quatorze ans que pour ceux de onze ans, et si l’épreuve que l’on fait exécuter est plus difficile pour les

Fig. 91. — Méthode d’Ebhingbaus. Nombre de fautes commises en remplissant les lacunes pour trois classes différentes. On voit que le nombre de fautes augmente après les classes.

élèves jeunes que pour les élèves âgés, il est bien probable que pour une meme fatigue intellectuelle l’influence sera plus forte chez les premiers que chez les derniers. En somme l’influence de la fatigue n’est nullement éclaircie par les chiffres qui indiquent la quantité du travail fait par chaque élève.

Les nombres de fautes indiquent au contraire une influence de la fatigue, ils augmentent vers la fin des classes. Nous représentons sur le graphique 91 les nombres de fautes pour trois classes : l’untertertia, première division, la quarta, première division, et la quinta, première division.

Le nombre de fautes est d'abord plus grand dans les classes inférieures ; de plus, il augmente continuellement à

Nombres de

Fig. 92. — Méthode d’Ebbinghans. Nombre de lacunes remplies en dix minutes par les premiers élèves, les élèves moyens et les derniers de chaque classe.

partir de la première leçon jusqu'à la cinquième ; on peut bien en conclure qu'il y aune certaine fatigue intellectuelle chez les enfants et que la méthode d'Ebbinghaus peut servir pour constater cette fatigue, à condition que l'on compte le nombre d’erreurs.

11 est à regretter que l'auteur n’ait pas fait l’analyse psychologique des erreurs commises par les élèves ; cet examen aurait peut-être appris quelque résultat nouveau.

Nous indiquons encore brièvement les résultats que l'auteur a obtenus par sa méthode pour comparer l’intelligence des élèves d’une même classe. Dans chaque classe les élèves étaient partagés en trois groupes suivant le degré

METHODE D EBBINGHAUS

de leur développement intellectuel ; en calculant les résultats l’auteur a additionné le nombre de lacunes remplies par chacun de ces groupes. Nous représentons ces résultats par le graphique 92, dans lequel la ligne pleine ( — ) indique les résultats des meilleurs élèves, la ligne pointillée ( ) ceux des élèves moyens, enfin la ligne interrompue ( ) ceux des derniers élèves de chaque

classe. On voit que la ligne qui indique le nombre de lacunes remplies par les meilleurs élèves est la plus haute, c’est-à-dire que ces élèves ont fait le plus de travail , tandis que les derniers élèves ont fait le moins de travail.

Ces résultats sont très importants, d’autant plus que ni la méthode de calculs ni celle de la mémoire des chiffres ne donnent rien de pareil.

En somme, la méthode d’Ebbinghaus doit être étudiée encore de plus près ; il est possible qu’elle donne des résultats pratiques importants.

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