SCÈNE X
BRICE, >Jad. iOBERT, ROBERT, PAULIN, PHI- LIPPE, Matelots, etc.
P.VCLllV.
MAD. KOBERT.
ûNIon père !
Clier c'poiix!
Il est (ionc vrai, je vous presse sur mon cœur!
MAD. ROBERT
Que de peines un pareil moment fait ouhlier!
ROBERT, s'avançant et se découvrant.
Avant tour, fesons comme de vrais marins écliappés à la tourmente... mes amis, remercions la Providence, ( // s'incline; tout le monde Vindie).
BRICE
C'est bien, cela, morbleu, c'est bien! (à lui-même) Ce maudit capitaine portugais qui m'ôle le plaisir de ramener moi-même ce ])rave lionime !
ROBERT, aux matelots qui se pressent autour de lui.
Je suis touché de l'accueil que vous me faites, mes bons camarades ; je voudrais que ma femnre eût quelcpies provisions j nous trinqi:eiions ensemble.
BRlCE.
Je me ciiari:;e de cela. Philippe, écoute, mon garçon. ( îl lui parle bas ).
PAULIN
Mon père, ^ ous nous êtes enfin rendu !
PHILIPPE
Oh! quec'est bien imaginé !... Oui, oui,suflîl; j'y cours. ( // sort suivi d'une partie des marins ).
SGÈINE XL
RRTCE, Mad. ROBERT, ROBERT, xMatelots, etc.
ROBERT, au capitaine.
Monsieur, a quoi dois-je un intérêt...
ERICE.
A vous-même, à vos mailienrs...
JIAD. ROBERT.
^lonsieiir commande un vaisseau arac'ricalnqiù va fair* voile j il avait daigné nous offrir ses services.
RRICF.
Cela est inutile, maintenant; et vous n'en êtes pas ficelles.
ROBERT
Il est vraij je n'ai pas perdu nn moment... 11 me tardait tant de vous revoir, et de vous remercier de ma délivrance.
SîAD. ROBERT ET PAULIN.
!Xous remercier !
ROBERT
Que de soins! Que de travail ! Que de privations ne vous a-t-il pas fallu supporter pour amasser une si forte somme !
MAD. ROBERT
De quelle somme nous parles-tu^ mon ami?
ROBERT
De ma rançon.
PVLLI-V.
Votre rançon !
Eli î comment avez-vons pu v ajouter encore 1-. s frais de mon letour?
rAci.i^^.
Nous n'avons rien fait, mon père.
ROBERT
Rien! A qui donc puis-je devoir ma liberté?
l'.IAD. ROBERT.
A qui ?... je le devine ... Oui, celniqui conçut le nohliî projet d'aller prendre les fers, a pu seul les briser... A!i ! mon lils, c'est toi !
PAUÎ.1S.
Détrompez-v ous.
MAD. ROBERT
Tu veux en vain t'en défendre ; je me rappelle maintenant
mille oîi constances qui auraient rlù me le découvrir. ]M. Dubreiiil sans doute... Des amis bienfesans...
ROBEr.T
Quel est donc ce mystère ^ :Mon fils, comment puis-je être libre, et par toi, s^ja^-cjue la mère le sache? Quels ont été tes moyens? A ton âge, pauvre, sans protection, fils d'un malheureux esclave...
PALLIIV.
Mon père, ce n'est pas moi ; j'étais si loin d'espérer un pareil bonheur, que j'avais formé le dessein d'aller briser vos fers.
BKICE.
jNous partions demain matin.
MAD. KOBERT.
Tu partais donc ? Je ne croyais pas avoir encore à me féliciter davantage du retour de ton père !
PAULIN
J avais prévu votre douleur.' Une lettre vous instruisait de tout; je l'avais placée dans ce secrétaire.
nOBERT.
Nous la garderons toujours, mon cher Paulin. Je n'oublierai jamais ton généreux sacrifice.