‹ La fausse clef, ou Les deux filsChapitre 30 sur 59 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

PAUUN, Mad. ROBERT, PHILIPPE, BRICE.

PHILIPPE^ accourant.

Ma tante, mon cousin! il est là; je l'ai vu; j'en pleure encore de joie!

PAULIN

Qui?

PHILIPPE

Les matelots ont voulu l'accompagner: il leur apporte des nouvelles.... ali! mon pauvre oncle! mon pauvre oncle !

BRICÉ.

Serait-ce?

PHILIPPE

C'est lui!... il arrive; il vient....

PAULIN

Mon père!...

Mon époux !

M. Robert?

BRICE

PHILIPPE

Je l'ai vu comme je vous vois... c'est lui, vous dis-je ; je lui ai parlé; c'est-à-dire, non, je ne lui ai pas parlé; je n'ai pas pu... la parole m'a manqué; mais c'est égal, je l'ai embrassé d'une force!... et je suis accouru beuvite pour vous annoncer ça.

JIAD. ROBER.T.

Ah! que je le revoie!., courons au-devant de lui!., viens, mon fils! {On voit paraître au fond, dans le jardin ^unc foule de matelots accompagnés de leurs femmes et de leurs enfans; ils précèdent Robert qui arrive bientôt entouré et presque poTlé en triomphe par les marins, ses camarades. L'air retentit de leurs cris de joie. Robert entre précipitamment ; il e^t dans les bras de safemme et de son fis ^,

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