PAULIN ET MAD. ROBERT
Le président !
PHILIPPE
Je sais qu'il peut beaucoup sur l'esprit de M. Dubreuil. Quand j'ai vu que tout le monde se mettait contre toi, j'ai été le trouver^ et sans barguigner, je lui ai tout conté.
MAD. ROBERT
Quel espoir !...
PAULIN
Qu'as-tu dit, Philippe ?
J'ai (lit, j'ai ditceque je devais dire, entends-tu! malgré tous tes beaux mystères , je vois ben de quoi il retourne. Si lu étais capable d'un vilain trait comme celui-là, je ne te reverrais de mavie^ et je ferais toutpour ne plus t aimer ; car enfin, je tiens autant que personne a l'honneur de ma famille, peut-être... je n'ai que ça au monde; mais morldcu, je réponds de toi comme de moi-même, et dcsxjue je ^ois
accuser lui innocent , ne fùl-il pas mon cousin, je ferai* dix lieues pour lui rendre service, quand je devrais m*^ casser bras et jambes h force de courii-.
PAULIW.
Bon Philippe^
PHILIPPE
Oli ! je ne suis pas au bout de mes courses... Laisse faire ; va... tant pis pour ceux (jui t'; cciisent... M. Dubreuil n*a qu'il bien se tenij' , M. le président vient exprès pour lui parler.
JIAD. ROBEV.T.
Il vient ici?
PHILIPPE
Tardi, il s'est mis eu cJiemin sur-le-cliamp , et moi, je suis vile accouru pour ailn de vous prévenir.
PAULIN
Et le capitaine Brice esl-il parti ?
^ BHILIPPE.
•Te ne crois pas ; mais c'est bien facile à voir... de la croisée de ce pavillon qui donne sur la mer... Attends, je te vas dire ca... ( // entre vivement dans le pavillon).
MAD. ROIÎEUT.
IN ^espères-tu pas, Paulin, que TNI, le président?...
PAUH.\.
.Te crains qu'il ne me jugC: autant et peut-être plus sévèrcîuent que M. Dubreuil... Les preuves qui m'accusent sont si terribles !...
PHILIPPE, de la croisée de r étage supérieur, et regardant par une fenêtre qui est censée placée dans la coulisse et fjuon ne voit pas.
Le navire est encore à Tancre , et rien ne semble annoncer sonprocliain départ.
MAD. KOBERT.
Voici M. le président. (Philippe revient en scène).