SCÈNE IV
PHILIPPE , Macl. ROBE HT , LE PRÉSIDENT , PAL LIN,
MA.D. ROBERT , nu président qui entre par ht ç;rille.
Quoi , monsieur , vous ilaigncz venir rassurer une mère au désespoir.
LU PRÉSlDESjT.
J 'ai appris le sujet de vos peines , madame , et l'ien n'égale la surprise que cette nouvelle m'a causée.
MAT). ROBERT
Mon fils n'est point coupable.
LE PRÉSIDENT
J'aime à le croire ; DuLreuil m'en a fait souvent l'éloge, et je sais fpie jusqu'à ce jour il a méiilé l'estime i;énérale.
PAULIN , iH'y>einent.
Vous le pensez , ^i. le président!
PUILIPPE.
Pardi ! c'est une justice a te rendre.
LE PRÉSIUi:.\T.
Je ne puis vous cacher touîefois, <pie dans cetle niallieureuse affaire, les présomptions sont telles (jue jenooc taxer d'injustice les soupçons de iVÎ. Dubreuil.^
MAI). ROBERT
Eh^ Monsieur î qu'il se rappelle laconduitedemonlilsdepuis qu'il estdanssa maison !... Descirconslauct-^ inexpliqua- Lies peuvent le faire accuser, je le sais; mais sa vie entii're, ses efforts depuis trois ans ;i multiplier les movens de racheter son père; son infatigable activité, son dé\ouement à ses devoirs, à sa famille, à M. Diibreuil lui-même , ne parlent-ils pas aussi en sa faveur ?... Ah ! crovez-moi , mon-^ieur; ci'bii qui fut si long-temps veilueuN , <pn ambitionna l'estime et l'amitié de son bienfaiteur , qui fut toujours l'exemple des bons fds, n'a pu de\enir en im in^lant ];• plus vil de tous les hommes.
PAUHA'.
Ma bonne mère !
MXV. UOBERT.
]a cependant on le déshonore ; on ose peut-être le tlénoncer aux tribunaux !
Aux tribunaux ! ah ! ben , p.ir exemple.
LE PllKSIDEAT.
Pulneuil en est incapable, l'ii caractèie comme le sien m; laisse facilement emporter par l'indignation ; mais son cceur l'arrêtera toujoiu's. (Cependant] aurais besoin de qnel- (jiies éclaircissemens. Ce ([iie ma dit l'hi'ippe ne suffit pas pour que jepuisse espérer de ramener eulièiement .M. iJu- Jjre.iil.
PHILIPPE
Dam, ]\I. le président , je vous demande ben pardon , mais je ne sais pas atitre chose.