I.V: Plil'-.SIDFKT
■^l'u m'as dit fiuo Paulin voyait sou\ent un homme que tu croyais indigne (U* son amitié.
p A L Li\ , à part.
(Jiand Dieu ! s'il allait soujiçonner !... ( IL fait signe à Philippe de se taire ).
LE pr.ÉsiDE?.T, a Philippe.
T\'ii,ses-tu que cette pexsonne ail pu se reudie couj..ible?...
PHILIPPE , vivement.
Ah 1 je ne dis pas ca, M. le piésident.
M AD. ROBE UT, et Philippe.
'Mon ami , s'il était vrai !...
LE PlîÉSIDEAT.
Pourquoi ne me l'as-tu pas nommée?
MAD. nOUERT.
Oui peut te retenir ?
PAULijf ; Il part.
il me cause un effroi '...
PHILIPPE
C est que , voyez-vous.... quand il s'agit d'accuseï- quelqu <m d'une chose comme celle-là, faut ben prendre garde
(le ne pas se tromper.... Du reste , je n'en sais pas davantage , et il n'y a que mon cousin qui puisse vous dire... LE puÉsiDEAT, « FauUn.
Paulin , parlez-moi franchement : (pi'avez-vous \ répondre aux accusations qui s'élèvent contre vous ?
PAULIN
Rien , IVI. le président.
LE PRÉsiDEjvT , baissant la voix.
Cette malheureuse aiTai"e n'a-t-elle aucun rapport avec les événemens qui vous ont mis hier dans la nécessité d'implorer mon appui !
PAULIN
Je ne puis vous le dii^.
LE PRÉSIDENT
Quoi ! VOUS refusez !...
PAULIN
Il le faut ; un devoir...
Un devoir î... Le plus sacré de tous; c'est de rendre à votre vieux père , à votre inère respectable , un honneur que voire silence compromet.
PAULIN
Ah ! croyez bien que je n'ai pas de reproches à me fiire f Les apparences sont contre moi; mais un jour , on connaîlra les motifs qui me forcent à me taire, et alors M. Dîibreuil peut-être , me trouvera plus digne encore de
sa tendresse I
LF PRÉSIDENT , à lui-mêine.
Plus digne encoi'e !
MAD. 1, OSERÏ.
IMonsîenr, j'implore voire pitié ! sauvez, sauvez mon fds 1 les horribles menaces de M. Dubreuil retentissent encore dans mon cœur! son absence redouble mon effroi... ne perdez pas un moment... Hàtez-vous de prévenir des malheurs auxquels je ne survivrais pas !
PAULIN
Ma mère!...
LE PRÉSIDENT
Comptez sur moi, madame, le mystère dont s'environne votre fils , ne me permet pas de le servir comme jî' le désirerais ; mais j'emploierai tout pour connaître l.T vérité, et si je puis être convaincu de son innocence, je deviens son défenseur et son ap2)ui.
' PAULIN
Tant de générosité !...
Je vons l'avais ben ditj j'en étais sûr... Oh! que j'ai hen fait d'aller le prévenir!
LE PnÉSIDEHT.
On vient.
MAD. ROBEnT.
C'est mademoiselle Emilie.
PAULIX.
Emilie !
SCÈISE V.
PHILIPPE , Mad. ROBEUÏ , LE PRÉSIDENT , ÉxMlLIE, PAULIN.
MAD. nOCERT.
Que venez-vous nous apprendre. Mademoiselle?.... M. votre père?...
EMILIE
Il rentre à l'instant; son air est sombre; mais sa colère semble un peu appaisée.
MAD. RODERT.
A-t-il vu mon époux ?
EMILIE
]\T. Robert l'attendait à la maison depuis long-temps, il était triste, et moi, je pleurais sans avoir même la force de chercher "a le consoler, lorsque mon père a paru. J'ai reçu l'ordre de me retirer, et ils sont entrés tous deux dans
son cabinet.
Je vais les joindre.
'fi
MAD. UOBEUT.
jNïonsieur, jn n'esprre qu'en vous.
LE PRÉSIDENT
Soypz assurée^ Madame, que je n'cjjarpfneroi rien pour soulager vos peines. (// entre dans la maison).