SCÈNE XVI
Macl. ROBERT , PAUJJN , EDOUARD , ROBERT , LE PRESIDENT, PHILIPPE.
EDOUARD, courant se jeter' clans les bras de Paulin. Paulin , que je t'embrasse encore !
PAULIN
Edouard !
ROBERT, au président.
Esl-ilvrai, monsieur, que mon fils?...
LE PRÉSIDENT
L'aveu d'Edouard vient de le justifier complètement.
ROBERT
O mon Dieu ! je te remercie.
MAD. ROBERT
Mon cœur n'a pas douté du sien.
ROBERT
Et M. Dubreuil est-il instruit ?...
LE PRÉSIDENT
Hélas! non.
ROBERT
Je vais le trouver...
EMILIE
Qu'allez-vous faire? monsieur.
EDOUARD
C'est lui donner la mort !
PAULIN
Voulez-vous m'ôter tout le fruit de mes peines ?
J'ai bien assez souffert ; il faut que ton innocence soit reconnue !
EMILIE
Monsieur, montrez-vous généreux !... jugez par tout ce que vous avez eu à supporter , des douleurs qui attendent mon respectable père '.ayez pitié de lui !... J em])rasse vos eenoux !
ROBERT, ému.
Mademoiselle !...
LE PRÉSIDENT
Je sens trop que cet aveu ne peut se retarder; maîslaissez«i moi préparer Dubreuil à l'entendre.
EDOUARD, au président.
Ah ! monsieur, si vous me conservez encore un reste de pitié dont je ne suis plus digne , promettez-moi de consoler mon père ; ne le quitte jamais , Paulin, dis-lui que les angoisses qui me déchirent le vengent assez de mon crime... qu'il ne maudisse pas ma mémoire ; et que du moins sa haine finisse avec ma vie !... N'est-ce pas lui que j'entends ?
MAD. ROBERT
Il vient !...
EDOUARD
OiHfuir?
Entrez dans ce pavillon !
EMILIE
Hâte-toi, hâte-toi !...
MAD. ROBERT
Le voici !
EDOUARD, ai^ec désespoir.
Que n'ai-je cessé de vivre ! ( Le président le pousse dans le pavillon , dont il referme la porte ).