SCÈNE XVII
EDOUARD , au premier étage du pavillon, Mad. RO- BERT, PAULIN, LE PRESIDENT, DUBREUIL, EMILIE, ROBERT, PHILIPPE, dans le fond.
DUBREUIL
J'ai entendu des cris de joie... qu'est-il donc arrivé ?
ROBERT
Ah! monsieur, un événement inattendu î...
MAD. ROBERT
Mon fils est innocent !
La fausse Clef, m
r»LBREUIL.
Votre fils!... Seniit-il vrai ?
EMILIE
Oui , mon père. ;
LE PRÉSIDEÎKT.
Oui , mon ami.
DUBREUIL
Cette assurance me fait un bien !...
EMILIE, h part.
Un Lien !
LE PRÉSIDENT
Dubreuil, vos soupçons étaient injustes.
DCBREUIL.
Mais quel est donc le coupable ?
pAULiiv, vivement.
Eh! monsieur, que vous importe de le connaître ?
DUBREUIL
Ce qu'il m'importe?... Et ma conlify3ce traliie et l'iion^ neur outragé !...
UE. PRÉSIDENT
Rien n'est perdu quand le repentir reste.
DUBREUIL
Enfin, connaît-on le coupable ?
LE PRÉSIDENT
Oui, mon ami.
PAULIN, vivement au président.
IMonsieur !... ( 3Ionient de silence. Edouard, dans le pavillon , exprime par son jeu muet le désespoir et Tejjroi oh il est , et ■ (jui s'augmentent de plus en plus. )
Quel est donc ce mystère ?
LE PRÉSIDENT, s' approchant de Dubreuil.
La jeunesse est sujette h bien des erreurs...
DtIBREUIL.
Achevez... Vous gardez lesilence... vos regards semblent exprimer la pitié !... Je lis sur tous les visages une douleur que vous cherchez en vain à me déguiser...
LE PRÉSIDENT
Phis tard, vous saurez...
DUBUEUIL.
(/est à rinsîaut même que je veux tout sa', oii ! Parle?, , je vous en conjure !
EMILIE, h part.
Horrible situation !
LE PRÉSIDEJVT.
^ïon ami... rassemblez tout votre courage.
DUBREUIt.
Que voulez-vous dire ?... Quelle horrible pensde !...
LE PRtSIDEîVT.
Dubreuil 1...
PAULIN
Mon (ligne hienfaiîenr 1
ROBERT ET MAD. ROBERT
Monsieur î
EMILIE
Mon bon père !...
DLBREUIL.
Ail! c'est trop prolonger, mon supplice ! ôle/;-moi d'un cloute plus affreux cp^e la mort !... Où est Edoi!;:rd ! Que fait-il ?
LE PRÉSIDENT, tristement et bien mcurjuc.
riaignez-le , mon ami.
DUBREUIL
C'est lui !
EMILIE
De grâce !...
DUE RE u IL, ^e laissant tomber sur un banc.
Je n'y survivrai pas 1 ( Tous les persoi:na^es , excepte. le président , se groupent autour de DuLr^uil. Paulin s'agenouille e' lui prends la main. Emilie se jetle aussi il genoux de Vautre coté , rt se cache ici jlgv.re ; Philippe ^ Robert et madame Robert expriment leur pilié , et cherchent à consoler Dubreuil ).
LE PRÉSIDENT, ûprés wi movieut de silence, cdlaut vers la cabinet.
A enez, \ euez , Edouard ; !oni})Pz aux pieds de votre père !
cuBKKuiL, se relevant cwecjïireur.
Kfîounrfl 1... Ilestici!... Ah! que mon juste courroux!... ( Diihveiiil s'avance vers le pavillon. Au même instant on i)oit Êdùuard effrayé ^ faire un geste de désespoir , et disparaître dans l'intérieur du pavillon ).