SCENE I I
ADOLPHE,. ET SA SUITE, St- ANDRÉ qui survient.
{^Ilpnroit avec une grande suite de chasseurs et de gardes ; il est
précédé d'un grand nombre de nègres armés de sabres. Il y
a aussi des soldats et des fauconniers. )
L’empressement de mon peuple n’est pas grand. Si je ne reconnoissois pas mes propriétés., j’ignorerois que je suis dans ' mes états. Mallieur à ceux qui auront des grâces à me demander. Je leur fe ai payer clier l’oubli qu’ils font de ma personne. — Ali! voilà le fidèle St.-André.
' ANDRÉ
Mon prince, daignez recevoir mon hommage.
^ADOLPHE
Eh bien, puis-îe me venger du perfide époux de Caroline ? mes ordres sont-ils exécutés? est-il eu mon pouvoir?. .
ANDRÉ
Non, mon prince. ^ •
ADOLPHE
Qu’est devenue ta promesse ? ^
Je' m’étois introduit auprès de Solanges fils , qui se faîsoit appeler Verneuil. Sèn père vivoit dans, la même maison-s;ons Je nom de Juliers. Avant d’avoir ravi son secret, j’allois le faire arrêter, il a été prévenu à tems et s’est sauvé; j’étois parvenu à le joindre, accompagné de mes affidés ; je f enlevé de vive force. Dans un chemin rapide et difficile , Je. .cirerai du postillon s’abat.... La roue passe sur le conducteur et l’é-r crase. ' ' * ,
ADOLPHE. .. r -
Que m’importe ce malheureux ? - , .
ANDRÉ.'
Je ne fais part de cet accident à votre altesse que parce qu’il nous fitperdre deux heures de lems; alors un M.Mauhray chez lequel logeoient les deux Solanges nous atteignit avec une escorte deux fois plus forte c|U8 la nôtre, et nous n’eûmes d’autre ressource cjue de fuir bride abattue.
ADOLPHE
Et je ne suis point vengé ? .
ANDRÉ
Si j’eusse prévu cet accident , je me seroîs défait de So-