SCENE P'R E M I E R E
St. -ANDRÉ, R I M S B E R G K.
St, -a n D R i. /
? tr6S~i)i6n , H.HTlsÎ3“rrîv* T * *
pera pas. " • ^ lois-ci, il ne nous échap-
que ma pTrole^est'sû™^^ St.-André ,
Vous êtes postés ? ^
A’ ^^^ISBERCK
en gran(? nombr^e ‘ sommes
nous appercevoir qu’en éLut sur nousf P®"*"’
comme à son^OTdiMire^Do^^ ' 'Tidiers sorfira
lage prochain vous gîV * se promener jusqu’au villachSise d; posiret vo,- '« dans
som de prendre toujours pa^r ifforir'''^*
1 LAFAÜSSEMERfî,
rimsberck.
T^oüs n’y manijuerons piis. Quel est donc ce monsiear Jüliers que nous guettons tant ? ^
St.-A N D R E.
' Je Pit^nore , je soupçonne que c'est le pere du jeune bolan^es:%ans cela , je ne m’en occuperois gueres.
° R I ai S^B E B c K
Ouoi! tu enleverois le père de ton ami ?
' St. -A N D R E. .
Mon ami ! il ne le fut jamais. ,Te feins , Ü est vrai , d etre le sien ; mais j’ai mes raisons; le fait est que ;e 1 ai connu il V a quelques années à Bruxelles ; )e l’ai introdiut dans la société d’une femme charmanle qui le diipoit , et ‘“i cnoit son argent, comme ii est d’usage. Solanges., c alors sous le nom de Verseuil, qu’il porte encore; Solange , vif bouillant la tête exaltée-et le cœur romanesqu,. etoit rho’mme qu’il me falloit- Cette femme, nomraee Dulrs , quUn’étolt attachée, et qui n’agissok que par mes ordres il menoit bon train ; en moms.de dix mois sa lOituiie eut passé dans nos mains. ^
* \ R If M 3 B E B. G K.
Oui l’a empêché ? ’ ^
St. - A N D R E. ^
Ce monsieur de Juliers, venu de je ne sîiis ou, pour rompre des desseins conçus avec tant d’art, quilétoit impossibie de s’en douter.
C’est malheureux.
St. - A N D R K,
Je m’en vengerai.
rimsberck.
.Tuliers est perdu. Quand il s’agit de vengeance , ton sermeut tient toujours. ^ a ^ d P ^
Tu me conno's bien : seconde moi, et des monceaux d or ftpnt à ta disposition.
rimsberk. ^
Touche, je suis tout à toi. De ce cqté-là, 1® louer de tes manières. Aussi comme l’ai
vu quitter le délicieux état de moine! mes talens dans 1 art de servir une intrigue , tu me les payoïs si grassement.
St. - A N D R E.
Que veux-tu ? la nécessité dirige le monde , quelques tredai^es le jeunesse, tu le sais, m"e forcèrent de me ,eter dans un cloître. Bç hasard me chargea de la g°
de la capacité et de la patience, je m y •«« dw
.plus; à force de flatterie, de souplesse, .je premiers de l’ordre. Je touchois les tonds du couvent, ünbea»
jour je disparus en emportant soixante mille livres en or. Je voyageai , les plaisirs et le jeu ayant épuisé mes ressources pécuniaires, je m’attacliai à Bruxelles, au sort de cette I)ulys , dont je viens de parler , la même que Solanges , n*a connue qu*un moment. Pmtraîné par ce Juliers, il partit précipitamment, et me laissa seul avec cette Dulys qui mourut , peu de tems après. Je parcourus l’Allemagne , et je me mis au gage d’un certain Adolphe, héritier présomptif delà couronne impériale. J’appris bientôt qu’il étoit l’ennemi juré de la maison de Solanges. Le génie de l’intrigue et de l’ambition fit palpiter mon cœur. Je me présentai devant le prince, je lui détaillai les circonstances de rnOn intimité avec ïe jeune Solanges , j’ofFris de servir sa haine ; il accepta ma promesse;' avant de s’absenter de ses états, il m’expédia les ordres nécessaires , et c’est pour exécuter ce dessejn cpie je suis ici. Ma fortune est faite si je peux découvrir Solanges père , qu’Adolphe hait mortellement. ,
Et tu crois que nous le tenons ? i
Je le croîs... Mais il est îems de te retirer. Adieu... Ecoute; si par hasard, en enlevant Juliers , vous trouviez quelqu'un qui osât vous résister , il faudioit lui brûler la cervelle.
RIMSBERCK.
C’est entendu.
Je ne tarderai pas à vous aller rejoindre.
Nous J comptons; car nous ne saurions pas le cjiemin.
J’y serai. Rappelle -toi bien , que par mon organe, tu sers un prince qui paiera au poids de l!or le service que tu lui rendras.
Quand on paie bien, c’est bon.
N’est-ce pas ? avec cela on feroit enlever toute la terre. Pars .