‹ La fausse mere, ou, Une faute de l'amourChapitre 22 sur 33 · ADOLPHE, ISAURE · texte numérisé non relu

ADOLPHE, ISAURE

( Des pages , des gardes , des negres apportent des étoffes de '■ nrix de l’or, des bijoux. Lorsque tout est dispose , ! saura entre précédée d’un cortège de femmes de la cour qui portent des fruits et des fleurs; deux nègres portent une caisse de flacons de toutes les couleurs, enrichie de diamans. Les femmes saluent le prince , Isaure s’approche et dit.- '^Seianeür, voici les flacons. Vous savez, prince, que !>t.- André ne peut paroître devant les etrangers.

ADOLPHE. •

Te sais , agissez d’après les renseignemens qui vous ont été

donnés. Vou” remettrez cette lettre à Solaires. Lisez-la

C’est la réponse de Caroline. ( elle lit bas.) Eaites entrer.

ADOLPHE, ISAURE, SOLANGES, St.-FELIX.

f Solanges et St. - Félix paroi ssent, précédés d’une musique ^ tTdre; des parfums sontbrâlés devant eux , portes dans des vases L’appareil le plus somptueux de la cour les accompagne ; le^pages , les ministres et les grands de l état pren- ^nmit place dîrrière Adolphe. Le prince a négligemment le bras appuré sur l’épaule d’ Isaure, qui attache affectueusement et À riant la ceinture du prince. St.-Féhx et Solanges entrent ils cherchent des jeux Caroline , et restent stupéfaits en voyant celle que le prince leur désigné. Les femmes sont derrii-e les prè.sens , les portes du salon restent ouvertes,^ et, dan^ l’intervalle , par-dessus les femmes , on voit des negres groÙppés sur les colonnes, et montés sur des banquettes. Les

femmes 'sont en blanc).

ADOLPHE

Venez cher Solanges, et jouissez du bouHeur d embrasser une mère chérie qui brûle d’impatience de vous voir.

DRAME

■ s""o LANGES, a^iié et étouffé par la joie. Vertueuse et sensible Caroline, quel bouheur pour le plus tendre des fils de rompre des liens... 1 iC sentiment l’emporte , et je n’ai que la force de tomber à vos pieds.

I ’s A U R i? . {cUc Le reloue.') • Embrassez-moi , mon fils, cher Solariges. ( à Adoljihc. ) Ah! mon prince, qu’il est intéressant. Les éloges que vous m’en avez faits , ne ni’avoient pas inspiré la moitié de l'iniéiét qu’il me fait éprouver. Embrassez - moi donc', mon cher Solanges.

SOLANGE s.

Madame... Ma mère... I

St. -- F e l I/X, à part.

Quel accueil glacé !

ADOLPHE,^ Isaure,

Vous savez, aimable Caroline, que votre fils vient vous cberclierî vous êtes maîtresse de le suivre , mais daignez nous faire connoître franchement votre intention ?

SOLANGES, à St. -Félix.

Je frémis; ah! mon ami, où suis-je ?

ISAURE , avec contrainte et en regardant Adolphe qui la menace.

Je suis extrêmement pénétrée de lî^tendressequi vousafiiit » entreprendre ce voyage, j’ai beaucoup d’amitié pour votre » père et je vous en donnerai toutes les preuves qui sont en » mon pouvoir! un instant de faiblesse, que mille souvenirs » fâcheux me retracent encore, n’a pu tenir contre les soins » continuels, la tendre constance , et les bontés infinies d’un » prince, à qui j’ai voué pour jamais tous les sentimens de » mon cœur.

Isaure va se jeter enivre les bras d’Adolphe , St-Félix est étonné. Stupéfaction générale des gens d’ Adolphe. Solanges tombe entre les bras de St-Félix. , '

ADOLPHE

Vous voyez, cher Solanges , je ne la fais point parler. Consentez-vous 5 je veux que les plus riches présens...

SOLANGES, désespéré.

Je n’en veux aucun. J’ai perdu le seul que je venois chercher.

ISA È, remettant la lettre d’Adolphe à Solanges. Adieu, mon fils. Remettez cette lettre à votre père, elle contient mes dernières volontés.

SOLANGES, jetant les j" eux sur< la lettre.

O mon père, ô Sophie, je me meurs. v

Il est conduit par St.-Félix jusque dans un fauteuil. Adolphe ordonne à Isaure de présenter à St.-Félix un jîaeon empoisonné. Isaure obéit en tremblant ; Adolphe témoigné sa joie. Isaure donne Le flacon^ mais au moment où. St.-Félix va en

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faire respirer à Solanges , Isaiire lui arrête vivement la main et s*éerie :

C'est, du poison ! . ^

Stupéfaction de St,— Félix , inquiétude générale de tous ceux qui sont dans Ae salon. Tous les j eux sont tournés^ tous les bras sont tendus vers Solatiges ; Isaure retourne la tête vers Adolphe, en souriant. Celui-ci l'approuve , Isaure fait signe à St. -Félix. Le prince dit. a Isaure de se retirer, Solanges revenu à lui-même ^ veut parler à sa prétendue mère, Isaure lui tend les bras ; mais Adolphe passe entr'elle et Solanges , il salue affectueusement Solanges de la main gauche, et de Vautre il pousse Isaure vers la coutîsse: Solanges tombe dans les bras de St.-Félix , Isaure se relire avec peine , et forcée par le prince ; tout le monde partage La douleur de Solanges } le tableau général se forme, et la toile tombe,

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