‹ La fausse mere, ou, Une faute de l'amourChapitre 26 sur 33 · CHARPENTIER · texte numérisé non relu

CHARPENTIER

Monsieur Maubray [^accompagne.

Ab ! St.-Eéii:s.

I^EslBECEDEits, i,î AUBRAY, JULIERS.

M. JULIERS, ieiu^t à la main la lettre de St.-Felix.

Mon fils !

«OLANGEE.

Mon père 1

JULIERS

St. -Félix , je n’oublierai de la vie votre attention délicate , vous m’eussiez étonné en m’amenant Caroline , c’est moi qui la .surprendrai en tombant en bras ! Où donc elle est”? ne vous est-elle point* rendue ? Adolphe, le traître Adolphe auroit-i} manqué à sa parole ?

*Non , mon père, Adolphe fut sincère une fois dans sa vie,; .mais...,. .

^ JULIERS

Eh bien ! parlez donc , St.-Félix.

soLANOSs, sç Jetiant aux genoux de M. Juliers. k\i\ n:ou pèie, que la tendresse éternelle d’un fils... vous Casse oublier fc crime d’une épouse infidelle.

JULIERS, accablé.

Infidelle ? ( jHeve^iant à lui et ne recouvrant que difficile^’ prient l’usage de La parole. ). Ce que VOUS m’apprenez , moa £is , est apparemment certain.

Oui , ( £/ fait un signé' affirniatif). ^

Solange» , la cour eàt pleine de gens perfides, peut-êtr# tous a-t-on mal rendu le^discours de Carpiine,

SOLANGE S

C'est à moi-m^me , en présence de mon ami , que l'in&delle a osé déclarer sa perfidie.

JULIERS,« SL'-Félix.

Quoi ! j’aurois perdu tout espoir.

St.-P E L I X.

Vous avez entendu la vérité. Cepenclant un évènement....

( à part. ) ne lui inspirons pas une fiiusse joie peut-être....

Arrêtez , mes amis. Lorsqu'il s'agit de porter un soupçon sur le crinoe du sur la vertii , il faut long-tems balancer sa décisîbn , et dans le cœur de l'honnête homme , l'avantage reste presque toujours à la vertu. Caroline m'aimoit , elle fut persécutée , tous les crimes sont des jeux pour Adolphe... .Te'ne puis croire... Je connois la main de Caroline , un mot , oui un mot de cette main qui m'est encore trop clière , pourroit» seul me convaincre.

SOL ANGES, lui montrant le billet de Caroline. Lisez.

J TJ L î E » s.

Je suis le plus malheureux des hommes. Ah ! mon fils , !•. ciel me punit bien cruellement d'une faute involontaire., s o L A N G £ $.

Ma tendresse saura vous consoler.

Je n'ai plus d’épouse.

Il VOUS reste un fils et des amis. - '

JDoat la présence me reprochera.

^ s O L A N G E JSk.

Ils ont un cœur, pourroient-ils Vous haïr ?

C'en est fait, je dois m’ensevelir dans la solitudév î O Ü s.

Vous !

JULIERJ. ‘

Oui, il le faut.* le devoir, votre honneur le commande. Eh.1 mes aihis , faudroit~il à chaque instant vous donner le spectacle cruel d'un père noyé dans les larmes, et qui reprocheioit la perte de son épouse et de son fils.

Quittez, mon père, ces sentimsns injurieux. 'St. - FéJx m’est témoin qu'à l’instant même je voulois loin de vous braver la mort; oui, mais St-Félix devoit vous consoler vous prodiguer ses soins.

JULIENS.

Toi, mon fils, à toa âgs, sacrifier tes jÿoiirs et Sophie *

» ü iWL Jî K E J

. rx n ^

père, mais clans ce

maux ''''' tle moi, le sentiment de mes

maux est étemt dans mon ame. Je ne vois que vous ie vous

à mêsLlnrMr'"®’-'*' daignez sourire

rè’ e de ne r^ac ^ ’ unissez vos prières , conjurez ce cligne

dans r retrouve le bonh^r

cians les étreintes de i’amitié et de la piété filiale.

JJ , r ï . - F É L r X.

-tlespectable ami, comptez sur mon zèle , mon attachement.

JVia tortune, ma vie, vous sont consacrées.

'maYstophT. désespoir , car ja-

vossentimens pressent mon ame....

-!^^c>lphe, cjue de maux tu verses sur nos têtes, non , je ciois. . ^

üestezpresde nous , le ciel aime la vertu , il doit vous chérir.

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