‹ La fausse mere, ou, Une faute de l'amourChapitre 25 sur 33 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

St.-FELIX, solanges.

Eh bien ! ta démarche a été inutile ?

Mon ami, tu me vois surpris. (J pau»^et]e ne puis parler.

SOLAVOES.

D’ailleurs, quand nous parviendrions àla voir , qu’aurionsnous à gagner. Caroline se plaît dans son esclavage. Que disje, sa honte fait son bonheur. Ah! mon ami, quel coup pour mon cœur , je n’ai plus de mère, il me faut dire à Sophie un éterneladieu.; Gni, Sophie, pour toujours.... Ah malheureux , osé-je penser à moi lorsque mon père.... mon ami , j’attends , de ton cœur un dernier service... Mon père, je n’aurai pas la force de lui révéler.... C’est toi que je charge de ce soin... S T. - F E L I X.

Moi ! grands dieux ! —

Oui, toi-même, tes soins généreux et touchan? ne se sont jamais démenti.... Oses arracher le bandeau des^ ypux dfun

DRAME

père ., mais non ; non , l'eli’t, au nom de l'amitié ne révèle jamais cet épouvantable secret. .. Mon père, quelle main assez barbare pour lui ravir l’espoir qui l’anime encore. Non, qu’il ignore que Caroline inlidelle a repoussé de son sein la nature et l’aaiitié qui venoient briser ses nœyds.

Tu me déchires Pâme. Ah! qu'ai-je fait, j'ai écrit.

OÙ est le bon Charpentier? Quittons ces lieux où le crira» a fixé son séjour.

Charpentier.,., Je lui ai ordonné.

SOLANGE s.

De tout préparer pour le départ d’une mère; soins inutiles, Caroline n’a plus d'entrailles ; elle n'est plus mère.

St. -'F E i I X.

Solanges, si je te suis cher,.... daigne calmer P'éxcès de ta douleur ; rejeté par la nature, ose té consoler dans les bras de l’amitié. i

SOLANGES, rêveur,

D amitié! Oui, la tienne est la. {^sur son coeur'^. Ecoute, mon parti est pris et rien ne peut le faite changer^ tu retourneras au château de Manbray , tu parleras à mon père , je laisse à ta prudence le soin de lui-annôncer son malheur.’. .. Ecoute,. .. moi, loin de lui, loin de Sophie, je passe au nouveau monde ; là au milieu des horreurs de la guerre , je pourrai trouver la mort, ne m'interromps pas j..: 'tu as, mpn

ami, rneme sentiment, même cœur tu verras Sophie ' elle t aimera....^ et je pourrai t’ordonner de recevoir un jour sa main, oui, Sophie est à toi... non je m’égare, oet effort est trop grand; non, adieu, mon amiffe te laisse mes clroîfs ‘'auprès d’un père, d'une amante; qu’ils retrouvent en toi’ un fils, un époux.... s T-F E L J X. ’

L’amitié ne s’offense pas, et je t'en donne îapreuve. Oses-tu me méconnoître. Quoi! tu me proposes de t’abandonner de laisser mou ami en proie au désespoir. Reconnois l'e cœur de St.-Eehx , je m'attache à tes pas , je saurai dompter ta douleur, j écarterai les dangers, du moins je les" supporterai avec toi; et si le destin s’acharne à ta poursuite, le même coup qui t'est réservé, doit frapper ton ami. Voilâmes vœux et me5 sentimens.

^ solanges.

Et qui donc resteroit auprès de mon père ? -

rr • A s T. - F E L I X.

Toi rneme , tu lui dois le sacrifice de ta vie, je dis plus de ton bonheur. î ^ r ?

^ Qqt, ni'oi . retourner vers mon père i Lui annoncer ? Ah ! jamais , jamais évitons sa présence.

XATAÜSSEKERK,

liBs pRÉciDENs, CHARPENTIER.

OMARPEKTIER*'

JjQ voilà 5 le voilà.

SOEAKaES.

Qui donc ?

Le bon M. de Juliers.

SOLANGE»

Mon père?

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