SCENE VIII
liEs MÊMES, St. - ANDRÉ,
• Prince , vous êtes trahi.
ADOLPHE
Que dis-tu ?
ANDRÉ
L’infidelle Isaure a introduit Solanges, dans ce château.
Isaure.
ITn affidé secret l’a vu entrer. Elle vous avouoit sans doute son crime que je n’ai point partagé ,.... Je sais mieux servir un maître tel que vous.
ADOLPHE
Je t’en recompenserai. ( d ) Vous mourrez, perfide,
mais avec votre complice, dans les plus affreux tourmens. Toi, Cà André) cours te mettre à la tête de mes soldats et n’épargne audun rébelle , si quelque téméraire approchoit de ce château. {^André sort.) Toi, ( a Solanges. J brave homme, conduis ces fidèles serviteurs, viens, suis-moi; cherchons mon ennemi, il n’est point de repaire qui puisse le dérober à ma vengeance. Solanges, Solanges, où es-tu ?
SOLANGES, arrachant son mascfue.
De voilà.
ADOLPHE
Toi?-
solanges , prend vivement sa mère par le bras et la placer derrière lui.
Rassurez-vous, ma nièré ; avant de vous atteindre, ils me fouleront aux pieds.
( TjCS noirs font un paé^ en avant et reculent ensuite. ) ^
Frappez le scélérat. '
SOLANGES, mettant en garde.
Venez, traîtres , je vous attends.
ISAURE
Dieux ! protégez l’innocence i
LA FA VSIEMERE, drame. |
ADOLPHE
frappez?
C Les noirs s avancent ^ une partie dépose ses armes aux pieds de Caroline etde Solanges ^ Vautre partit^ Lire le sabre contre Adolphe, Jsaure court frapper le fond du théâtre^ la prison mécanique change} sur la montagne, les indépendans se battent '
contra les troupes du princé. Mêlée générale, Adolphe se bat as^ec Solanges fis , et le désarme ; des soldats ramènent Caroline , Adolphe va lui porter un coup. Elle est protégée parSt. —Felix. Tous les soldats du prince sont à genoux^ André est tué par Charpentier ^ et Adolphe tombe ^ St.-Felix , Mauhraj^ , Juiiers lui tiennent V épée sur le ccciiv , So-" ') langes va relever sa mère. )
JULIERS, dans les bras de Caroline.
Caroline !
CAROLINE
Mon épout !
JULIERS
Aüolplie 5 ta fureur est inutile ^ tes soldats sont vaincus.
(les soldats se relevenié) Toi, fuis loin de notre présence 3 nous te laissons' la vie pour tout supplice.
Adolphe.
Cruels, suis-je assez humilié ; oui , je sôufiPre, ce n’est pas ^ d’avoir perdu ma grandeur , mais de n’avoir pu satisfaire ma vengeance. J’emporte du moins une consolation, c’est que le souvenir des tourmens que je vous ai fait endurer pourra troubler votre imagination. (Il sort furieux.)
St. - F e l I X , à genoux.
liO monstre... mais il se trompe , le malheur peut-il nous frapper dans les bras de la nature?
J U L I E ft s.
Mes amis, Adolphe fut un tyran, le ciel vient de nous I en délivrer. Vous sentirez à l’avenir qu’il n’est de gouver- |
iiement stable que celui qui se fonde sur la philosophie et 1
sur l’humanité. C’est à toi, mon fils, que nous devons la fin de nos maux; il est doux pour mon cœur .de voir une faute dé l’amour réparée avec tant de gloire par l’excès de fa piété filiale, (Les soldats agitent leurs sabres.)