‹ La fausse mere, ou, Une faute de l'amourChapitre 32 sur 33 · SCENE VIT · texte numérisé non relu

SCENE VIT

Les mêmes, ADOLPHE, NOIRS.

ADOLPHE

Lsaiire... Je vops revois en ces lieux avec plaisir , vous e£ fidèle St. André , etes les seuls de mes courtisans qui ne "avez point abandonné. Mes bienfaits vous suivront dans tous les tems. Je p’ai plus rien à craindre, une poignée de iactieux voiiloient m"arracher le sceptre ; je les ai fait attaquer près de ce cbâteau , et tous ont été écrasés par me» bdelies soldats.

CAROLINE,, â parh Ciel! - ’ ^

fr J SOLANGES, idem,,

Ensemble. ^ Mon. père. .

I S A U R Ê , idern.

Tout est perdu.

A D O L PyH *.*

Je tais marcher avec les vainqueurs droit à xuon palais ,

■ l’ordre est entièrement rétabli et tout a disparu devant mes armes, fout juson-à l’i.lée même du trouble qui avoit uu instant aa;, té, les esprits Mais je ne peux vivre sans vous Caroline rvons seule pouvez assurer mon bonheur, 'e nez et promettez au maUieureux Adolphe, que le don de voir* cœur suivra l’offre qu'il vous fait.

CAROLINE

Moi fuir avec vous , et vous donner ma foi .

’ ADOLPHE

' C’est le prix oii j’aspire.

^CAROLINE

Ke l’espérez jamais.

ADOLPHE

Oui vous retient ?

C A R O L I NjE.

Tout, ce que je me dois à moi-même, 1 horreur que jO vous porte ; mon époux et mon fils..

ADOLPHE

Votre époux ne s’îutérf^sse plus à votre sort,^ depuis longtems d, a oublié la foi qu’il vous avoit jurée C<ojez-raoi , Caroline, les liommes n’embrassent pas ^si Jong-tems une clmnère. Moi ie suis près de vous , vous etes en mon pouvoir : et quand mes feux voudroient s^éteindre, ils re-

prendroieut dans vos veux un nouvel aliment.

^ CAROLINE

Pour mou supplice. - ,

ADOLPHE

Votre fils ignore si vous existez. Au sein du plaisir et de la fortune , que lui importe sa mère ? et quand il pourroit s’en occuper encore , crojez-vous qu’il s’ofFnroit aux regarda d’uu ennemi tel que moi ?

CAROLINE

Comment donc ? ne m’avez-vous pas dit qu’il étoit venu vous demander ma liberté.

, ADOLPHE

Je vous t^ompois ; il n’a jamais paru; il H’auroit pas osé braver dans ses états un prince oIFensé.

CAROLINE

Si mon fils n’a pas démenti les vertus de son père, il doit tee généreux.

SOLANGES, a part. ^

O Dieu î soutiens mon courage.

Pour la dernière fois , ne me parlez plus de Solangss, m de sou fils J’abhorre leur maison., leur nom seul est un outrage pour moi. Je leur jure uue liajne éternelle,

S O L A N.G £ s , à part. . -

Je l’accepte.

JJ * I s A U R E.

-Prince , par grâce cessez un entretien crui ne npjif ^ tmuer notre douleur. ^

rr . -, ADOLPHE.

-lu as raison , les wiomens sont chers • vpr.«^ r v r&istez pins , ayez pitié des maL que Vous i"®

durer , songez depuis quel tems ie snnfFV<3 ■» •

»pi-même ; cent fois j’ai été prêt d^ord^hTr vôlf snp^ plice ; SI vous vivez encore , c’est un dieu rmî rv,»o de xna propce fureur ; car je’le set “votre Zt“ût rn^aLl la mienne , tant d’amour ne peut-il vous fléchir ™ ^ vous douter de mes sentimensP connoLs^Le^tut ” Oui, je tombe a vos piedf» , voyez le farouche AdolnLo ‘l ..ppl.e m ...M timide^ p.J.f "j|” V^'

p.fpt',r,rt ÉF ' *™°> “Ppli».», .. ™

"SOLANGÉS,

Ensemble. { Je n’y tiens plus.

V ous la perdriez.

bas , à Isaure* E 5 idem.

voStlz Wer!'" ’ sez donc cette haine que

( Il prend Solanges par le bras , crorant qu’il est selon , l apparence le chef des Noirs. )

lu vois comme elle me méprise ? Tu vois , toi à oui i’a.’ SI souvent confié ma douleur ? .T’aime , je suis pri’uce’ et fe

ne s^is pas heureux , c’est trop souffrir, ^ J®

( Il tire le sabre de l’Eunuque en le prenant brusquement esrUrTf^"'' lui retient le bras quand le sabre

P’''® contre moi-même que je veux Sne coups ; c’est elle que je veuV immoler

’/ Jo/nups rccu/e d horreur ) , ne frémis point , oui frappe , fais rouler à mes pieds sa tête odieuse i Obéis ( Solanges est appujé sur son sabre , l’indignation éclate

^wTufTâc aussi lien qu’AdoL-

pue. t.Ue a a contenir l’un , et à fléchir L’autre. J

no?x‘ iy — '"■ ™n'ncnt Caroline s’est jetée à ge-

nouir . elle etend les mains vers, son fils et Peste dans une a.tiiude touchante. ) La mort sera un bienfait pour 'pioi.

t .f^^AÿTGESj^ paru U dieux I suis-je assez éprouvé.

drame.

I SAUR E. Elle court jeter aux pieds d'Adolphe.

Ail ! prince 5 révoquez un arrêt terrible.

ADOLPHE

Qu’elle cède.

carolime, se relevant avec une extrême fierté. Jamais.

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