APPEL AUX CATHOLIQUES ET AUX PROTESTANTS
Bons catholiques, à qui des mains étrangères offrent de l’argent en retour de votre foi, méditez les vérités fondamentales que nous venons de vous rappeler , et lorsqu’on vous sollicitera à fréquenter les assemblées protestantes pour y renier les promesses de votre baptême et vous engager dans le dédale de la Réforme, pleins du souvenir des bontés de Dieu envers vous, répondez aux trafiquants en consciences les paroles que le divin Sauveur met lui-même dans votre bouche : Que peut-on me donner en échange de mon âme ? ou bien ces paroles de saint Pierre à Simon : Que votre argent périsse avec vous !
Rappelez-vous aussi cette belle sentence de
saint Cyprien : Celui qui na pas l’Eglisê pour mère, ne saurait avoir Dieu pour père; et celle de saint Ambroise : Celui qui sort de l’Église, dissipe son patrimoine , il devient prodigue, il perd son héritage.
Lorsqu’on vous demandera vos enfants' pour les corrompre par les doctrines de l’erreur, rappelez-vous les terribles malédictions que Dieu prononça contre les parents israélites qui sacrifiaient leurs enfants à Molocb et aux divinités païennes, et gardez ce précieux dépôt dont Dieu vous demandera au dernier jour un compte rigoureux.
Vivez et mourez au milieu du bercail unique de Jésus-Christ, afin d’avoir part à son royaume dans le Ciel.
Et vous, nos frères séparés, vous, protestants de bonne foi, ne croyez pas que nous éprouvions la moindre animosité contre vous.
Votre cause n’est pas celle des premiers réformateurs qui ont trahi leur foi et rompu avec malice l’unité à laquelle ils appartenaient. Ils ont déchiré la tunique sans couture du Sauveur, ils se sont engagés volontairement dans les voies
Dl’.MOSTRKK.
<le l'erreur et de la perdition. Mais vous, sans faute personnelle, vous avez été élevés dès votre enfance au sein de ces communions séparées où votre esprit a été constamment nourri de préjugés contre l'Eglise, et votre cœur rassasié d’indignes calomnies contre nous. Vous étiez sans défense contre cette séduction. Vous avez droit de dire comme les Israélites : Nos pères ont mangé des raisins verts, et tes dents de leurs enfants en sont agacées (Jer. xxxi. 29). Vous êtes les victimes des erreurs de vos pères. Aujourd’hui si le Seigneur parle à vos cœurs ne les endurcissez pas. Examinez, cherchez, priez, et la lumière luira à vos yeux, et Dieu même vous guidera dans les voies de la vérité jusqu’à la montagne deSion, jusqu’à cette Jérusalem spirituelle de la terre, qui est le vestibule de la Jérusalem céleste, l’entrée terrestre du Ciel. Ainsi soit-il.