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direction y manque au peuple fidèle. Le dogme par excellence est celui de la confiance en soimême qui conduit à la présomption; celui delà présomption qui égare toujours. Le protestant sincère est abandonné sans pitié au libre examen, au jugement individuel, à la séduction et au doute. En lui remettant un gros livre qu’il ne comprend peut-être pas, ou qu’il n’a pas le courage de lire, l’Église protestante croit avoir satisfait à toutes ses obligations; elle ne s’inquiète pas du reste.
Le fidèle protestant, abandonné de son Église, n’a pas même le droit de s’adresser à ses protecteurs naturels, aux saints qui régnent en paradis. Tout rapport de la terre avec la Jérusalem céleste esfr brisé. Il n’est pas permis aux protestants d’honorer et d’invoquer ici bas, les saints que Dieu honore et écoute dans le ciel!
Les droits de la divinité même sont méconnus. Dieu exige de ses créatures un culte complet. Le roi prophète invite toutes les créatures, même inanimées et insensibles, à louer le Seigneur. Le protestantisme, sous prétexte de rendre à Dieu un culte spirituel, supprime, au
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DÈMONTItÉE.
moins en grande partie, le culte extérieur, et empêche les chrétiens d’adorer le Seigneur de toute leur personne. 11 ne veut pas que les créatures insensibles aident l’homme à s’élever vers Dieu et à lui rendre des hommages plus sincères et plus fervents, des hommages complets.
Un seul des motifs que nous venons d’exposer, bien compris, suffit pour jeter les doutes les plus sérieux dans l’esprit de tout protestant réfléchi et sincère.
Un seul, bien saisi, suffit pourrepousser toutes les avances des ministres protestants qui s’efforcent de détacher les catholiques de l’unitc de l’Église.
Quel effet ne doivent donc point produire sur un esprit réfléchi cet ensemble de motifs plus pressants les uns que les autres!
De quelque côté que l’on envisage le protestantisme, on ne découvre en lui que fausseté et mensonge.
Ce qu’il a conservé de bon, en se séparant de l’Église catholique, il le perd chaque jour.
Il n’a plus de symboles, plus d’enseignement certain.
Il n’a plus de sacrements.
Il ne mérite pas même le nom d’institution positive.
L’édifice construit par les premiers réformateurs s’affaisse de toutes parts.
Est-ce au moment où une maison s’écroule qu’on y entre?
Non, c’est alors qu’on en sort.