‹ La fédération des catholiques manitobainsChapitre 15 sur 23 · UNIR · texte numérisé non relu

UNIR

Abordons.et prévenons une autre objection. N'est-ce pas entraver l’union des races que de les diviser ainsi en Sections, et n'est-ce pas le moyen de perpétuer leurs dissentions?

À l'heure présente, les races ne sont pas unies. Si l’on croit les réconcilier en ignorant leurs divisions, en ne tenant aucun compte de leurs suceptibilités, de leurs aspirations on

- court à des déceptions. .

-Je le disais un pen plus haut, il faut imiter la largeur de vue de l'Église, qui visant à l’universalité accepte la variété qui est la condition essentielle de celle-là. Nous n’avons

. pas à réformer les desseins de la Providence, pas plus que

nous saurions prétendre nous ÿ opposer; or, la Providence permet ces différences; elles existent depuis le commencement de l'humanité. Dans le creuset des siècles, les races naissent, grandissent et meurent sans se confondre. Jusqu'à Ja fin, on peut affirmer sans prophètiser, qu’il en naîtra d’autres, que

.c'est sans doute un moyen permis par Dieu pour sauver le

genre humain d’une tyrannie universelle, effroÿable, contre laquelle les hommes sernient impuissants à lutter.

| De plus, je crois: que le moyen proposé-—<cest-à-dire une fédération dans le sens plénier de.ce mot—opérera ce rap-

prochement si désirable, . Car, les races viendront en contact :

et par leurs délégués, et par Îles entretiens de ces déléqaués avec leurs commetfants qui feront connaître les aspirations de tous et de chacun. C’est ainsi sans donte, que chacune des races arrivera à se convaincre que l’union est nécessaire; par

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