POURQUOI UN NOUVEAU JOURKAL FRANCAIS
Parceque .nôus voulons profiter des avanfages extraordi.
‘naires de la situation; les autres races ayant au “West Cana
da” chacune leur organe, ‘nông- voulons y avoir le nôtre. L'objection se fera tôt ou. tard: n’avons-nous pas déjà dé
journaux français au.Manitobi?” : : e :
Qu'on nous permette de l'aborder mmédiatement et fran. chement et qu'on veuille bien eroîre que nous'ne nourrissons” à l'endroit des autres .journaux aucun sentiment d’animosité.
- Nous voulons ün journal qui fasse appel à fous sané dis
Un journal conservateur ne saurait se flatter d'até
compter ameuer à ses.idées tous les conservateurs.
7 Nous ne nous flattons pas de parvenir complètement à rallier tout le monde, mais du moins, nous tôchons de faire disparaître une cause d’éloigriement.
Car, en nous interdisant absolument de eambattre en favenr de n'importe quelle auestion purement politique, nqus — évitons Ame canse de désunion entre eatholiqnes.
En outre, le terrain catholique peut fournir matière abon. dante €t suomi à la rédaction d’un journal eatholique. et nn ionrnél politique en règle générale ne saura ni Be pourra % faite.
Si Fons cbicete que l'entreprise dan nonveau journal est
mme” srande difficulté, nous ne le nierons pas, mais nous ré-
pondrons que l“Action Sociale” de Québec paraît devoir nous servir de modèle: Je puis bien citer aussi le “Casket” et nous - pourrions en nommer d’autres. Ù
Abordons le côté matériel de l’entreprise.
Fonder un journal, acheter ou louer un édifice, se procurer des presses, réunir le personnel n'est pas une petite affaire; elle n’est pas impossible puisque .des journaux catholiques ont été fondés, existent et prospèrent.
Mais dans notre cas, les difficultés s trouvent où supprimées ou simplifiées. ‘
Il est clair que le ‘prix de revient est beaucoup diminué lorsqu’au lieu d’un journal on en‘imprime plusieurs, puisque
, les frais généraux sont diminués notablement ét se répartis-
sent sur des groupes différents.
Bâtir une maison et bâtir cinq maisons n’est pas la même chose; M. de la Palisse eut trouvé céla tout seul.
Or, i ici, nous n’avons-pas à chércher une maison, nous l’avons; il existe un personnel dont nous pourrons user comme
les autres, en y ajoutant cela va sans dire, ceux qui seront né-
cessaires.
Là presse existe, les protes sont là. °° Un
Que ‘reste-t-il donc.
ral. Trouver-un rédacteur et peut- être aussi un secrétaire,