LA QUESTION DES FONDS
El
. Deux solutions sont en présence en admettant que le jour--
nal s’imprimiera au “West Canada” où nous pourrons bénéficier
des informations des autres journaux et les faire profiter. ‘&es pe.
nôtres. 4
Ou bien le"journal simprimers en conservan£ son identité.
distincte; alors Ia compagnie “West Canada” se chargera - -de
l'impression du journal, fournira un local permanent pour le” rédacteur et un secrétaire; elle pourvoiera en outre à l’expédi-
"tion du journal, à imprimer les listes des abonnés.
La direction spéciale du journal s’occupera des annonces, de Ia propagande, de ‘la sorrespondance, de la rédaction.
Je crois que.c'est tout.
i Le jour] pourra avoir quatre pages à huit colonnes, ,ou six pages à six colénnes, ou Huit pages à huit colonnes.
- Après avoir discuté cette question, il semble qu'un journal. - à huit célonnes et à: “huit pages serait. ce > qui conviendrait k
mjeux. L
: Souscrire l'argent nécessaire au fohctionnement du jour-
Les frais se monternient à environ cinq mille dollars pur. année. ° | :
On calcule que les abonnements et les annonces couvriraient cette somme de cinq mille dollars; il resterait à prévoir les appointements d’un rédacteur et “celui d’un secrétaire.
Il faudra s'attendre à un déficit la première année et peutêtre'la seconde année.
En tout cas, la somme de $10,000.00 dollars ne paraît pas exagérée. .
La seconde alternative abandünnerait. le journal à le com-
pagnie “West Canada” qui se rendrait responsablé du journal, verrait à l’administrer, s'occuperait de la rédaction et fournirait le service des nouvelles,
Evidemment, aucune personne autorisée ne serait exclue de la rédaction.
Dans ce cas, les souscripteurs deviendraient actionnaires et prendraient part à la: direction générale, d’après le nombre des actions souscrites.
Si l’on adoptait ce dernier plan, .il faut prévoir une sous- |
cription de $10,000:00 dollars.
Un pen plus tard, une nouvelle émission pourrait être demandée qui porterait des actions privilégiées. … :
Il‘serait à souhaiter que la moitié-des actions fussent sous- :
crites par les laïques. Ils devraient ne pas hésiter en songeant « qu? un journal de Winnipeg se prépare à bâtir un.édifice d'en- -viron $300,000,00. Il prévoit une dépense d’une autre somme égale, soit encore $300,000,00, .pour frais d'installation.
Pareille munificence devrait nous piquer au jeu, et nous. démontrer une fois de plus, que nous avons fout à gagne, à
‘comprendre ce que c’est que l'esprit public et combien nous de-: + :.vons déployer d’activité-si nous:voulons'préñdre position. mn Ÿ
Au point de vue de l'influence, notre journal aura une influence sur les Canadiens français”aussi grande qué* le jourpal. anglais Sur les siens, et ce journal devra compter avec nous.
° Voilà certes qui: doit nous encourager! puisque qu avec des res-
sources infiriiment moindres, nous arriverons à des résultats: sensiblement les mêmes. nl ;
D'un autre côté, tous lés éléments lieux, prêtres sécu-
liers, religieux,’ religieuses, devraient. comprendre qu 1 y va .
de'leurs intérêts les plus certains. UT On a dit'que si les catholiques"frii çais. afräieht. mieux ( compris, la défense des intérêts catholiques" His n'en sraient pas
” générensement en. faveur des journaux cath
22 LA FRDERATION - pre CATHOLIQUES MANITOBAINS |
où ils en sont; je ne veux pas frôisser ke cntholiqnes français qui sur bien des points donnent des leçons à l'univers, mais je :
dis que st les catholiques svaient mieux outillé leur presse, se fussent ‘unis, eussent donné généreusement pour les journaux catholiques, comime ils le'font sans se lisser pour des oeuvres innombrables et ndmirnbles, ces mêmes oetrvres eussent été sauvegardées, les églises et les écoles ét les collèges et les convents et les monastères. Et frate de quelqnes cent. mille dollars, les pertes se chiffrent dans les millions. . Voil&.ce qn il importe de comprendre, : ‘.' Nons avons dépensé des millions pour nos églises, ños écoles, nos oeuvres de toute sorte; si noué me souscrivons- pas Gfiques, si nous ne les enconrageotis pas, non senlement noûs sommes exposés à tout perdre, avec le temps; mais nous devrons nots saignier, plus tard, afin de soutenir nos oeuvres; 12 pauvre somme que,
nons aurons refrisée aux Journaux, se centuplera-pour le soutient :
d'oeuvres auxquelles nous aurons marchandé le secowrs efficace
de a presse. C’est par la presse que.se fera Panioi, é’est par la
presse que se fern la Intte. em ui
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