SCÈNE IV
Les MÊMES, FRANÇOIS. Il fait le service pendant le dîner, sortaut par intervalles, changeant les assiettes, etc. MADEMOISELLE DE KERDIC.
Tenez, asseyez-vous là. Vous avez bien gagné votre dîner.
(Elle sert le potage.)
LE COMTE, s'asseyant.
Eh bien! Mademoiselle, je vous proteste que je me sens une pointe d’appétit, ce qui ne m’était pas arrivé depuis un temps immémorial.
MADEMOISELLE DE KERDIC.
Vous n’aviez peut-être jamais autant travaillé? (Elle le sert. Petites cérémonies de table.)
LE COMTE, dont la gaieté persiste.
Vous avez prononcé tout à Thème le mot de curiosité, Mademoiselle, excusez la mienne. (François enlève le potage.) C’est un miracle surprenant que de trouver en cette Thébaïdc sauvage une personne qui semble si bien faite pour apprécier tous les charmes de la vie civilisée, (François eulève les assiettes.) et pour y ajouter... (Mademoiselle de Kerdic s’incline.) VOUS ne vivez pas toujours dans cette solitude?
MADEMOISELLE DE KERDIC, servant le pâté.
Monsieur, je n’occupe cette maison que depuis quelques