‹ La feé; comédie en un acteChapitre 15 sur 37 · SCÈNE Y · texte numérisé non relu

SCÈNE Y

Les mêmes, FRANÇOIS.

{On commence à entendre tomber la pluie.)

François * — On vient en tonte hâte chercher Mademoiselle de la part du pauvre Kado, ce vieux bûcheron que Mademoiselle est allée visiter ce matin .... Il est bien mal, Mademoiselle.

Mademoiselle de Kerdic .** — Comment, bien mal ?

François. — Il est repris du tremblement, et la tête n’y est plus, à ce que dit sa petite Marie.

Mademoiselle de Kerdic. — Oh! c’est un accès que j’attendais: je vais couper cela.

Le Comte. — Comment ! vous êtes donc médecin. Mademoiselle ?

Mademoiselle de Kerdic. — Est-ce que les fées n’ont pas été de tout temps versées dans la connaissance des simples? — Ecoute, François, je vais te donner une potion, avec des instructions par écrit. . . .tu vas y aller.

François. — Eh ! Seigneur, Mademoiselle veut donc qu’on m’enterre demain? Je ne ferais pas quinze pas dehors sans être assommé par la grêle ou emporté par l’ouragan .... Ecoutez donc le vacarme .... de la neige, du vent et du tonnerre tout à la fois .... c’est comme qui dirait un bouleversement de la nature.

Mademoiselle de Kerdic, qui est allée à la fenêtre. — Il est certain que le temps ne paraît pas beau .... Tu as raison, mon ami .... il ne faut pas que tu sortes .... A

* Mademoiselle de Kerdic, le comte, François.

** Le comte, mademoiselle de Kerdic, François.

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