SCÈNE XII
Les mêmes, MADEMOISELLE DE KEKDIC; elle a vingt ans : elle est vêtue de blanc et porte un diadème de fleurs sauvages ; elle s'avance lentement , tenant à la main une baguette de fée . Arrivée à quelques p>us du comte , elle laisse tomber sa baguette* — François sort et rentre un instant après ne paraissant plus avoir que trente ans).
Mademoiselle de Kerdic, du ton d'une jeune fille. — Monsieur de Comminges, je dois déposer devant vous les insignes d’un pouvoir qui n’est plus; car ce n’est plus une fée, — hélas ! c’est presque une suppliante qui vous parle. — Je suis, Monsieur, cette provinciale qu’une amitié trop indulgente avait jugée digne de porter votre nom.
Le Comte. — Mademoiselle d’Athol ! . .
Mademoiselle de Kerdic. — Jeanne d’Athol. . . .oui. . . Vous me trouverez bien hardie et à peine excusable, Monsieur, d’avoir osé même avec la sanction et la complicité d’un frère. . . . {Elle montre François.) d’avoir osé employer des moyens de théâtre pour obtenir une conversion qui fut le vœu ... la prière .... le dernier ordre d’une mourante ....
Le Comte. — Ma mère !...
Mademoiselle de Kerdic. — Ma tâche serait remplie, Monsieur, si je vous avais prouvé que vous vous êtes
* Mademoiselle de Kerdic, le comte, François.