SCÈNE XII
trompé de chemin, qu’il est une vie plus digne d’un homme et de celui qui la donne, — qu’il est des féeries plus réelles et plus douces que celles où votre imagination vous attirait .... Oui, ma tâche serait remplie .... ( Avec un accent ému et triste.) et je serais heureuse. . . quand même ce moment et celle qui vous le prépara ne devraient être pour votre cœur qu’un rêve oublié demain. ... un secret, Monsieur, que je laisserais sans crainte à la garde de votre loyauté.
Le Comte, en extase . — De grâce, que ce rêve ne finisse jamais ! (Il lui prend la main et s'incline jusqu’ à terre.)
Mademoiselle de Kerdic, secouant la tête. — N’est-ce pas à la fée encore que cet hommage s’adresse ?
Le Comte. — Non. . . . c’est à l’ange ! (Il pose son front , comme pour cacher son émotion , sur la main de la jeune fille.)
Mademoiselle de Kerdic, à François qui l'interroge du regard. — Il pleure .... il est sauvé ! (La musique joue doucement jusqu ’ à la fin. )
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