I.A FI
Une Maquette de Ciceri (Collection G» Hartmann.)
peron connut aussi une verte vieillesse. Puis Robecchi, Amable, Gardy, Georges Gouye, Fromont, Chéret, Chanel. Nézel, Poisson, Lemeunier, Jambon, Bailly, Ciocchari — les anciens et les nouveaux.
Les dessinateurs de costumes jouent un rôle important eux aussi, dans une féerie : eux aussi, ils représentent une des formes de l'imagination, el ils on! la mission délicate de matérialiser La fantaisie. Alfred Albert dessine pendanl près de quarante ans !<■ tûmes des féeries de la Galté el de la Porte-Saint- Martin, puis c'est Bourdillal (costumes des Sept merveilles fin momie, de la Poule aux œufs d'or, il»1 la Belle et la Bête), puis Lacoste, Thomas, le pimpant Grévin, Landolf, etc. Gustave Doré se plut, d'aven-
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I'nk Maquette de Cicebi kt Léger
(Collection (î. Hartmann.)
chaises à porteur de la Poule aux œufs d'or qui se transforment en canons, la table de Cocambo, dans Peau d'Ane, qui devient une fontaine jaillissante : c'est un autre volume qu'il faudrait, et ce qu'on peut faire au moyen de « volets », par « glissières », parla lumière, par les glaces, offre un champ infini. Je veux seulement indiquer comment on a, dans les dernières féeries, employé, pour produire l'illusion, des procédés en quelque sorte scientifiques. Dans les Quatre cents coups du Diable, au Châtelet, M. Fontanes avait fait usage de l'air comprimé, amené sur le théâtre jusqu'à, l'avant-scène et réparti en quatre arrivées, dont deux de gros tuyaux el deux de petits.
imula-
M FÊEMT
L'Épi re do Chbj Machinisi b Le Candn à Transformations. (Dessin de M. Colombier.)
Pendant Les heures qui la pr n a revu hâth
tout ce qui préoccupe. On va frapper Les Irois coups : 1 machii end dans les d< re que le briga-
dier ei ses hoiru q Leur poste, et il leur doni
dernières instructions : \ ous cela...
Rappelez-vous qu'il raul aller doucemenl Ici, el là, plus vite. » Et Les hommes comprennent que c'est la On, et qu'il
Les Féeries littéraires.
Le Songe d'une nuit à ipté par Paul Meurice,
le Baiser, de Banville. Griselidis, de A. Silvestre et Morand, où Coquelin cadet jouait le rôle du Diable, la Belle au Bois dormant, de Jean Richepin d H. Cain, — trop rares tentatives des féeries littéraires.
Puis, il y à colles qui ne furent jamais jouées !
C'est le Château des Cœurs, de Gustave Flaubert, dont il avait rêvé avec Louis Bouilhet et Charles d'osmoy, et qu'il écrivit un jour, vaste composition où il y a de tout, de la philosophie, de la grâce, de la satire, du fantastique, de la fantaisie éperdue.
Les gnomes ont volé aux hommes leurs cœurs, ayant mis à leur place un rouage de leur invention, qui imite les mouvements de la. nature. El c'esl pourquoi la race humaine est vide de bons sentiments et de pensées généreuses.
La reine de Fées. Les hommes, tyrannisés par les gnoî'abandonnent aux exigences de la malière. L'espril des gnomes a passé dans la moelle de leurs os; il les enveloppe, les empêche de nous reconnaît iv et leur cache, comme un brouillard, la splendeur de la \ >leil de l'idéal.
Les Fées. — Eh, tant pis, les gnomes ne peuvent rien conius !
La R mesure qu'ils étendent leur pouvoir, le
nôtre se»rétréeit. On s< moque de nos espoirs, on rep nos consolations, on nie même notre existence, et, quand ils auront conquis toute la terre, il- o nvoiteront des régions plus pures; Ils se jetfo et vos
Fées poussent un -ri d'épouvante. Rassurez-vous... écoutezmoi. Elles mblent aulow Pour sauver le genre humain d'ato is ensuite, il faut attaquer la
la truculence de Flaubert, nnemi du
« boui [j'appelle « boui ût-il, qui-
conque pense ba . s'étail donnée
c'était dans le tableau du Ri du Pot-au-Fi
se trouvaient réunis tous les symboles de le m nerie, du mauvais goût, d< 3 de penser arrié-
rées. Les maisons de la ville sont peintes en couleur chocolai : les citoj fenl là barbe en colli
hapeaux tromblons. I.v extrômemenl
considéré, le burei manches de per-
cale unir.', ne l'esl guère moins. Les savants onl des casquettes à abat-jour : les littérateurs portent un mirliton en bandoulière : les musiciens se contentenl d'un accordéon. Sur la place bouillonne un gigantesque Potau-Feu, autour duquel, rangés en demi-cercle, installés des fauteuils de bureau en acajou, pour la solennité qui se prépare. El voici qu'apparaît, en effet, le Grand-Pontife, une écumoire è la main, et il tien! aux habitants ce discours :
Le grand Pontife. -- Ciloyei is. croûtons! !
jour solennel, où nous sommes réunis pour adorei '
linl Pot-au-Feu intérêts matériels, autre-
ment dit- des plus i moi qu'il appartient de
tirs «'l vi 'lis relier tous, par un a.-t'1 commun, à la vénération, à l'amour, à la frénési< du Pot-au-
irs, ô b u llI cVenlre
n'y a transgres- tenus philosophiqu»
dans ms, ne pensant qu'à vos affaires, à. vous-
lement, et vous von le lever ja-
mais tes yeux vers les .''tuiles, sachant que c'esl le moj tomber dans le puits. Continuez votre petit bonhomn chemin, qui vous mènera au repos, a la richesse el ;'i la considération ! Ne manquez pas de haïr ce qui tant ou héroïque - pajs d'enthousiasme, surtoul changez rien ;i quoi qui idées ni
reding m- parti, ulier, comme te pub
: . l'immutabilité t-au-Feu !
A l'avant-dernier tableau, celui qui précède l'apo-
Clair de Li L'aui
Hal Lernelles.
Mti
Et qu'imporl
G LA ii; de Lui
i'n seul œil, qu'emplit le ciel profond, C'est bien assez pour voir ce que les hommes font.
Luciole
Son dos n'esl pas bossu, mais il n^. s'en faut guère.
Mybtil
Tant mieux,
Clair de Lune La ligne droite est banale et vulgaire.