‹ La féerieChapitre 19 sur 22 · I.l s ( i i BRIE · texte numérisé non relu

I.l s ( i i BRIE

{D'après un dessin de Marcellin.)

. de mettre en >'-rn>' des personnages modernes, el de mêler des e la vie contemporaine aux rites consacrés. Au demeurant, les tableaux Ingénieux n'y faisaient pas défaut, ni !•' luxe, ni mêi gaité.

Puis, c'esi la fin, ou c'est, au moins, le sommeil de la romel plus aucune affichi

La Féerie sur la Scène

On lit naguère une chose qui ne laissait pas d'être assez spirituelle. C'était le soir de la première représentation des Pilules du Diable. Le rideau venait de tomber sur l'apothéose ; le moment était venu de proclamer les auteurs. Ceux-ci, qui étaient gens d'esprit, tinrent à s'effacer devant le chef machiniste, Sacré, et ce fut, en effet, son nom qui fut proclamé le premier. C'était affirmer le rôle, souvent prépondérant, des collaborateurs de la partie matérielle, dans une féerie.

Toutes les anciennes brochures de féeries font d'ailleurs mention du machiniste, et c'est ainsi qu'on voit se succéder les noms de Camus, Auguste Marie, qui monta quelques féeries célèbres, Brabant et son frère, Colombier le père, Riotoud, Pierrard, Achille, Florentin le père, auxquels succédèrent les Courbois, les Varnout, les frères Godin, les Colombier. Le chef machiniste est là l'homme essentiel, avec le décorateur. A eux deux, ces experts en illusions ont, au fond, la plus grande responsabilité, car une plaisanterie faisant long feu ne compromet pas le succès, que menacerait un (( truc » manqué ou une décoration sans effet.

Ce sciait faire l'histoire de la décoration théâtrale, que d'évoquer les peintres qui onl brossé les tableaux des féeries fameuses. Tous, ou à peu près tous, ont été appelés à y travailler. Peu leur importait, à eux,

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