‹ La femme arabeChapitre 2 sur 17 · AVANT. PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT. PROPOS

Cet ouvrage n’est qu’un complément de mes études antérieures.

Il m’a semblé que si, dans tous les pays du monde, la condition de la femme était l’un des signes qui permettait de juger avec le plus de certitude, l’état social d’un peuple, ses mœurs et son degré de civilisation, il était fort important, surtout au point de vue de notre domination en Algérie, de savoir à quoi s’en tenir sur un sujet aussi controversé, aussi différemment envisagé.

Suivant les uns, la femme, chez les musulmans, n’est qu’un objet de luxe, un être sensuel, indolent et souvent ennuyé; un oiseau dont le harem est la volière; suivant les autres, elle n’est, au contraire, qu’une malheureuse servante condamnée aux plus rudes labeurs, l’esclave de son mari, un forçat, enfin, dont la tente est le bagne.

J’ai souvent entendu proclamer, aussi, par de très bons esprits, que la fusion entre chrétiens et musulmans était une chimère; tandis que de graves penseurs prétendaient de leur côté, que cette fusion serait inévitablement amenée par le développement des intérêts matériels, par la communauté des travaux et, spécialement, par l’union de la fille du vaincu avec le fils du vainqueur. Elle ne pourrait manquer, ajoutaient-ils, de réagir d’une manière profitable à la civilisation, d’abord sur la famille et plus tard sur le peuple arabe tout entier.

11 faut en convenir, voilà des appréciations bien diver-

Le texte original a été scrupuleusement respecté. — (N. D. L. R.),

ses. Où trouver la vérité dans ce conflit d’opinions.^ Peutêtre, me suis-je dit, arriverons-nous à la découvrir en nous rendant un compte exact de l’éducation donnée à la femme arabe, de la persécution qu’elle subit, du degré de liberté d’agir et de sentir qu’on lui laisse, ou de l’influénce qu’elle a su conquérir. Et je me suis mis à l’œuvre, mû, principalement, par cette pensée politique, que si je parvenais à déchirer le voile qui couvre encore les mjœujs, les coutumes et les idées, justes ou fausses, d’un peuple qu’il nous importe si fort de connaître sous toutes ses faces, il deviendrait plus facile de lui choisir habilement les remèdes qui pourraient convenir, le mieux, aux maladies morales dont nous le cioirions atteint.

Ce livre est donc, comme les précédents, le résumé de longues et patientes investigations : il prend la femme arabe au berceau poui* ne la quitter qu’à la tombe ; ce n’est point un plaidoyer en sa faveur (Dieu m’en garde), mais tout simplement une confession faite par les mœurs.

Après cet exposé, on verra si la femme arabe est à plaindre, à envier ou à blâmer, on décidera si nous devons trouver, sous la tente, des victimes prêtes à seconder nos efforts, ou bien, des compagnes dévouées à leurs maris, à leurs familles, contentes du sort que Dieu et les hommes leur ont assigné sur cette terre.

S’il advenait que l’on m’accusât d’avoir peint en beau la société musulmane, je répondrais que j’ai dit, avec une égale impartialité et le bien et le mal : D’ailleurs, je ne craindrais pas d’avouer qu’en présence du but que nous poursuivons en Algérie, au lieu de m’évertuer à découvrir les côtés par lesquels nous sommes dissemblables d’une manière absolue, au lieu de rechercher ce qui peut perpétuer les sentiments de haine et de rivalité, j’ai toujours eu plus de goût à trouver ce qui peut faciliter les rapports, combattre les préjugés réciproques et amener un rapprochement.

On me blâmera peut-être encore de n’avoir pas laissé

dans 1 ombre, quelques détails et quelques usages dont la pcintuie trop fîdele serait de nature à blesser l’excessive délicatesse de certains lecteurs. Ce blâme serait immérité; je n’ai rien inventé, rien écrit pour le plaisir d’écrire ; ()lacédans 1 alternative ou de ne faire connaître qu’imparfaitement les Arabes, ou de tout dire sur leur compte, j’ai d(i les mettre souvent en scène, les faire parler comme ils parlent, et faire taire, enfin, mes propres scrupules, devant l’amour de la vérité.

En définitive, mon but a été de fournir quelques notions utiles à 1 homme d Etat, comme à l’organisateur, au savant ainsi qu à 1 artiste, et si j’avais eu le bonheur de I atteindre, ce serait là, pour moi, une précieuse récompense de mon travail.

.^l-Si' f'î-sîfe «,?: .""'f

'v^-'v : 'A;, .■;.„;vî?y,. ii..' I

'' '. .. ' ' ..'.■ -y ■ W-<^.-'.''.:i'..^ ''»i-/. ■.<■'>!,' '.''Vii' ■' ! -A’’ - . '■* "

})■ ■ : ' : ■’•’ .■ ' ;'^'^’'■■.■i'î.'^ ■ ‘W' 'ï;' ■ .’.'Vi ' ■ ' j,

A '..Vï./i '■.%'' ":' 'V- ‘rw",' '. ■ •5'f.:;, "V '■ ;■•'■ \ .. •■ -'i'r- ■ ■'^'■■■^ • V' i ■■;'■•': i'

i/r^ ' ' \.i f.^t^rïn- \h . ' . . . i L ■ ' .. -, v\ ^ . 1 . ,

im

'A ■ Av

AA Ali

'‘•'ioA^vv . ' . ,

'I;,:A'.A'..;,.'.. '.a.aA •"'■ A- À,..'.- A, ; 'à:v-A-A" 'h;',

.:.iA:r':>:- AA ■• * •v '■' '■ '.'A:f ■ ''a aj: ■'. •- A, A.v ..tA : ÿvl ■

■^i4A#V‘AA. -^' A ■ •'■ “..f- ^ .^A ,AA:'V.A.'-;‘"AA ^'a’a:‘ .-.AA:^ A."- ' , ' ■ '

,A aa'Và.'''' ; '■ 'Aa a . . ...av A;r:7 .a:V7vV':AV.,;.vA'A‘A‘, ■, ‘''^a

A:A,:-AA'.A ^ ■.. ^ '. ^ “ .^'AmWhA4.AvAA ■■ 'Aï

A : '• îâ’A%>:A7V ‘ .; 'v-:;

':iV.:. ..!',..7.*;:i.,:..Ji:',:,^5; "V' :■ ,'f '. -'O

'f''.''. : . -vï.'i',' .i-r ;i,'.<'‘’' ., f .

Av; A A Aa AvA;A^,.‘/i..,.V' ,A A. .'A: ■ -A :■ ■ A ,rA- v'i, :

-V'-à;’- V- .W: : /'a ,'.,•• . ' ' '. . /‘•'■Aa . ■• ;; ÿ.. ; ’ff v; -- N.i' V ^

^mAAXA-A.',^ ,A:,'' .'.^^^avXA-'-vAaA'VXLA'.A' A ■r:p^. : : ','Ay y ., ;;; ■ ■ ' ;,■; :r-',;^. A'A . ■ A,.A'i

tevA'S^O-A'AAA- AÀi,‘..r ,;;:a, -A AAi A , v

'AA.''A‘ '..■ ■ ' Av'A‘.i'%;'fei!A.A’ •A-'.', v: .' ' ■ V. ■■ .,V‘., A,'

''A • ^ '‘..kV'-. Vi, ’':'.v 'AV'-., A ■ 'A 'V-? ■, ,..,;'•

'.A ' •:A' A'‘rA,A-A:A'^'A;^ . n',' ■ A

i-j -.V -J ' .. I .ü ■■■,'“■ ''tX' À' A.'. '. ;'A„ ' ' '. ..A .'.‘.M.’

A’'''' A- ■' .'■ A y. A ;A.:V;A-,''.. ’■. .'A '!'v ' '‘''-lA' ' ’A’’. yA.AA‘'’'.i V ■ .,' ,•- , ■/,':■ , ,V''-'-'-''

S-;':''' 'V V. :-::,A."ip«A" ' ■ ■<‘.:V:A.A ‘'AyA.;

Ai- ‘ü^^AAA'iiS^V. ., . j.y'ii. A§lA,,A,:i’i 'VA'',,

*. -, ■ , -'i , J^'.V ■■ - AA^' • / . • ...• ..V-^ ./'. •• .. • . I 'i'

A yAA '''‘'fC;vX;AVi A‘A..'-V.' -

yAvr'Ai:ï,^ArAv'y-^^

.a:A'AA-A,:,AaA‘,,

•' aA'av''^ A' '

v.-‘ v'' I 'Xa- ' •■ ■^■ A y ■ ,-

AAà „..„A’i. .-' A's..i/.,A:vî;-A' V , A'-AA’ ï- ' ' n -A ...

" aA-' ■' ■-1 ; ‘Av- A-, ■ AA ^

KaaA‘''AAA;‘AvA lï#A'^-A '...:. ■ ■. ;-• V,, ■AA- ,■' fe ■a'a.' IAA: ‘.f ■' .h' ,„

Page 1