‹ La femme aux métaux [microforme]Chapitre 2 sur 2 · IT · texte numérisé non relu

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Oserai-je nommer mainteuant la nation voyageuse et nautique qui introduisit les métaux en Amérique, à uue époque éloignée, en y abordant par Alaska ?

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« Hic tenebrarum est locus..…..»

J'avoue que si je ne me sers que de la seule tradition dèné, cette identification est tout à fait impossible et que la recherche en est oiseuse. A tout hazard on pourrait désigner un peuple quelconque sans jamais parvenir à tirer de cette légende une preuve convaincante, sans y asseoir une théorie certaine.

Mais si j'en rapproche par analogie la tradition môritanienne citée par M. Schott, l'hypothèse se colore assez fortement de vérité pour se charger en une très forte probabilité, sinon en certitude.

Dans cette légende également, la nation civilisatrice est symbolisée sous la figure d’une femme riche. Elle arrive par mer sur des vaisscaux que représente le grand poisson noir; elle entre dans les eaux d’un fleuve et le remonte tant qu'il est navigable. Accueillie avec joie par les naturels, elle pactise aec eux, leur fait part de ses trésors ; puis elle en est insultée, attaquée et repcussée. Elle remonte alors sur ses navires et part pour ne pius revenir. Voilà ce que cache un apologue que l’on dirait calqué sur celui des Danites américains.

Voyons maintenant ce que raconte la fameuse stèle de Tanger. Quelque éloignée que soit cette ville de la Tunisie, elle faisait cependant partie de la Môritanie d'antan :

Les Hévéens on Chivim, c'est-à-dire les tenons palestins et puniques, pourchassés par Josué et fuyant devant ses armées victorieuses (1), se confiérent à leur dieu national Dagon, le poisson-illuminateur, et s’en allèrent par mer fonder un autre royaume dans la Môritanie ou pays de la mer (a! môr) où ils devinrent le peuple carthaginois, et plus tard les Môres, ou gens de la mer, qui conquirent l'Espagne et envahirent une partie des saules.

Mais ce’ e race punique et solaire ne se contenta point des plages africaines. Elle n’y laissa qu’une de

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(1) Paul Gaffarel. Les Phéniciens en Amérique,

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ses nombreusee coloniës.: L'histütré"nôué 14 mohitie péécoutant toutes’ les mérs; exploränt ous 16s rivages, réthétchäfilavidemient toustes produits étrangers alôrs" connus "Ax ‘îles: Bhitéhniqués ellé va démañdér' dé” l'étain, à a Baltiqué de l'ambré, aux Asturiés, eu Mor: van, du cuivré, aû Caucase du sel gemme, à Ophir, ‘co pays des Serpents, de l'or, des paôns, del’ivoire et ‘des singes:

Partout où elle passe elle laisse dés colonies ‘et des ! comptoirs : partout èlle élévé ces mêmes signés de son passage qui lui servent de points'de repère ou’ de rallièment': dülmens, menhirs, karnacs, kromleachs, kisthavebs, ‘allées de fées, tümuli et:mounüs.' Bhills et Källars dafis l'idée, Gallas et Haläni en Afrique, Galls, KèhS; HéHènés ‘en “Europe, Khills, Khillini, Hilliné en : Atiérique;eté!, cette racé entreprenante,: colonisairice’

et'imaféhandë, trouve dés colonies sémites déjà étas bis En Irlandë, ce sont les Danans venus de la Grèce, : Dünai'; {Yen Scandinavie, les Dans ou Danes, accou+ : ruÿ de Ia Médie ; eu Bretagne, les Déns auxquels elle se: mêlé ; ep Ecosse; les Dænes égälement sémites.:Eifin en'Atiérique; cettë racè pélasgique retrouve encore les Düné;les' Dana; les Déné et les Dindjié, tous noms! sittfänt Hommès. « Dün fluet largiter dé Büsan: ».

Dans les deux hémisphèéres l'histoire de la race pélas*" gique:est la même: Accueïillie en amie, joyeusement, cordialement; à cause de ses richesses, de la commu: nauté'du mêrie berceau, reconnue: poursœur et compatriote; parce qu’elle vient de ces plages et de ces:: campagnes de l'Asie mineure, tant aimées de l’une et de"l’autre; la’ race pélasgique: et’ solaire :est ensuite: maltraitée et repoussée par l'élément danite et lunaire : quila chassé hors du pays, p'obablement :à cause de son immoralité proverbiale. Cependant, en plusieurs lieux;'la race de Chain parvient à s'implanter et à domisermles premiers habitants ou tout au moins à se . mêler à eux.

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tt) D'Arcy Mac-Geë.'Histiry of Ireland! Préface:

CestdeFhistéirés maisielle se-perdsur'les ‘confins : väguësetmakdéfinis des âges préhistoriques. C'estrde: l'histoire? mhisune histoire dont :les'docuents'sontt: légendairésrSeuté;:l'analogie quiexiste'entre-les tradiditions dés neüples péläsgiens les-plus: distants'etles: | plüs'disparates-nous-est une garantie -que ‘nous 's0m* mes-dans:levrai. Les moindres détails y'concourrent d'ailleurs:

Tel est ce grand poisson noir,:ce' dauphin des Môres*

. deBerbarie;symbô)du:vaisseauquiintroduisit danse fletve Bagradæles Pélasges puniques, lesduels devaient: : : bientôt fonder-Carthage,; Hadrumète, Utiqueet Hippone. Nous le‘retrouvons-asec le même caractère véhiculaire*: dans toutes les contrées où la même.race a pénétré: Le type lui en était fourni,par Dag-On, le -poisson- ‘ dieu, dieu tutélaire, guide et législateur des Pélasges de la F'hénicie.-C'est.un cheval marin qui introduit les Kelts dans l'ar. mér ou pays ae la mer, l'Armorique ; | c'est uñé licorne marine qui guide les Galls et les Erses | de l'Espagne et de la Môritanie vers -les -rivages de J'Ecosse et d’Erin-la-Verdoyante; c’est un espadon qui dirige les Tséquils av Yucatan; c'est un Pisciskiw ou poisson cornu qui transporte à travers les mers Ayatc, l'ancêtre des Hilliné, en Amérique ; c’est d’un Cachalot que descendent certaines peuplades Kollouches; c’est un Dauphin qui est le père des Esquimeux occidentaux comine des Groëniandais (1); c’est un castor géant qui engendre les Esquimaux à labrets comme les Bretons ; c'est le navire parlant Argo qui porteles premiers navigateurs pélasgiques, prédécesseurs des Hellènes, dans la Colchide, à l’orient du Pont-Euxin.

En résumé, la légende de la Femme aux Métaux n’est donc que le souvenir affaibli et symbolisé de l’arrivée et des immigrations en Amérique des Pélasges, Lo mélange de Grecs, de Lydiens, de Cariens et de Pénil ciens ; peuple essentiellement explorateur et colonisa-

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4) Kiuladlit signifie égalément Balüuga, Daüphin, Marsouin,' Cochon de mer et Baleine blanche.

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graphique.

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teur. S'il a laissé son emblème, le Phénix, à Crête comme à Tyr, on l’a retrouvé en Chine sous le nom de Phang ou Fang, et au Japon sous celui de Fo. Je ne suis même pas éloigné de croire que l’île enchantée de Panchæa des Anciens « où le Phénix bâtissait son nid sut l’autel du soleil » n’était autre que l'Amérique avec son antique royaume de Palanché où Palanqué, dans les temples desquels ont été trouvées de singuliares sculptures d'oiseau mystique.

Mais, en pénétrant sur le continent éblorhiléns Cham et Japhet, alliés et amis, y trouvèrent implantés, comme dans les Bretagnes, comme en Irlande, en Scandinavie et ailleurs, des descendants de la race de Sem, les Danites.

.« Dan fluetl largiter de Basan » (1).

ÉMILE PETITOT, Curé de M

“euil-lès-Meaux.

Mareuil-lès-Meaux, Le 23 avril 1888.

d) Envoyé à M. le D' E. Hamy, le 9 mai, pour sa Revue ethno-

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